Lyon Barbara Pravi : « C’est un concert, mais c’est aussi un spectacle »

Barbara Pravi : « Je chante des histoires que j’ai vécues » Photo Progrès /Nicolas-and-Siermond
Barbara Pravi : « Je chante des histoires que j’ai vécues » Photo Progrès /Nicolas-and-Siermond

Dauphine de l’Eurovision 2021, et autrice de la chanson française de l’année avec “ Voilà ”, Barbara Pravi part sur les routes pour 18 mois de tournée internationale. Avec une étape attendue au Radiant-Bellevue.

On va vous retrouver le 6 janvier sur la scène du Radiant-Bellevue. Est-ce que le spectacle est la suite logique de votre album “ On n’enferme pas les oiseaux ” ?

« Oui, tout à fait. J’ai fait beaucoup de scènes avant cet album, mais jamais un vrai concert à mon nom, dans le cadre d’une tournée. Pour cette occasion, tout a été pensé, depuis l’écriture des chansons jusqu’à la scénographie. Pour coréaliser l’album, j’ai choisi quelqu’un qui est à la fois pianiste et violoncelliste, parce que c’est cette formule musicale que je voulais sur scène. »

À quoi ressemble le spectacle ?

« On est quatre sur scène, avec un violoncelle, un piano et une contrebasse, c’est très acoustique. Tout a été pensé, avec des lumières très poétiques, des tenues qui évoquent les oiseaux. C’est un concept global, parce que j’écris beaucoup en pensant à des images, je visualise déjà les clips, les décors, et ces images m’aident dans l’interprétation, pour vraiment ressentir les émotions. C’est un concert, mais c’est aussi un spectacle, qui balance entre le sacré et le profane. »

Dans un titre vous dites : “Je chante pour réveiller les anges et la douceur”. Mais vous chantez parfois des sujets très lourds…

« Je chante des histoires que j’ai vécues, elles font partie de moi. Je les chante tous les soirs, elles m’accompagnent. Écrire, c’est analyser, comprendre, et donc mieux accepter qui on est. Quand je chante “ Chair ” ou “ Malamour ”, je le fais pour ne pas être dominée par ces sujets, mais pour les maîtriser, et les partager aussi. On reprend le pouvoir, en quelque sorte. »

Qu’est-ce que vous a appris l’Eurovision ?

« À faire très attention. Pour moi, la musique ce n’est pas du divertissement, comme “Les Anges de la téléréalité”, ou comme parfois l’Eurovision. Mais j’ai été bien entourée, par les équipes de France Télévision, et par mon label et ma manageuse. On a réussi à faire ce qu’on voulait, c’est-à-dire quelque chose de très sobre, sans paillettes et sans danseurs, pas du tout dans les codes de l’Eurovision. Sinon, je n’aurais pas fait l’émission… »

Elle vous a quand même offert une sacrée exposition…

« Oui, c’était le but. Avant dans les salles, il n’y avait quasiment personne. Désormais, on voit arriver plein de gens. Ça m’a donné la chance de pouvoir les rencontrer et c’est ce qui compte. Le reste n’a pas d’importance. »

Vous connaissez Lyon ?

« J’avais joué en première partie de Florent Pagny, à la Halle Tony-Garnier. Quelle belle salle ! Et puis je suis aussi revenue participer à un ted-talk , une mini-conférence très courte, entre dix et vingt minutes, où des personnalités viennent parler d’un sujet précis. C’était vraiment génial, j’en ai un excellent souvenir. »

Barbara Pravi en concert le 6 janvier au Radiant-Bellevue, 1 rue Jean-Moulin, Caluire-et-Cuire. Tarifs : 36/39 €

Recueilli par T.M.

Votre opinion ?

Les commentaires sont clos.