Lyon 9e Le départ du docteur Poulier laisse un grand vide dans le quartier du Vergoin

Les habitants du Vergoin se sont réunis pour rendre hommage à leur médecin de quartier, le docteur Poulier.  Photo Progrès /Bruno FROMENT
Les habitants du Vergoin se sont réunis pour rendre hommage à leur médecin de quartier, le docteur Poulier.  Photo Progrès /Bruno FROMENT
Les patients ont salué la justesse de ses diagnostics, son sérieux mais aussi son humour.  Photo Progrès /Bruno FROMENT
Les patients ont salué la justesse de ses diagnostics, son sérieux mais aussi son humour.  Photo Progrès /Bruno FROMENT
Le docteur Poulier : «Ici, j‘ai pratiqué la médecine dont j’avais envie, une vraie médecine de proximité, familiale, sociale, avec des gens qui ont des vrais soucis de santé.»  Photo Progrès /Bruno FROMENT
Le docteur Poulier : «Ici, j‘ai pratiqué la médecine dont j’avais envie, une vraie médecine de proximité, familiale, sociale, avec des gens qui ont des vrais soucis de santé.»  Photo Progrès /Bruno FROMENT
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Les habitants du Vergoin se sont réunis pour rendre hommage à leur médecin de quartier, le docteur Poulier.  Photo Progrès /Bruno FROMENT Les patients ont salué la justesse de ses diagnostics, son sérieux mais aussi son humour.  Photo Progrès /Bruno FROMENT Le docteur Poulier : «Ici, j‘ai pratiqué la médecine dont j’avais envie, une vraie médecine de proximité, familiale, sociale, avec des gens qui ont des vrais soucis de santé.»  Photo Progrès /Bruno FROMENT »  Photo Progrès /Bruno FROMENT ...  Photo Progrès /Bruno FROMENT

Cérémonie très émouvante, vendredi soir, pour dire au revoir au docteur Poulier qui prend se retraite après avoir exercé durant plus de trente ans dans le quartier du Vergoin. Un départ qui laisse un grand vide, d’autant plus que le médecin n’a pas trouvé de successeur.

« Nous ne pouvions pas vous laisser partir sans vous dire collectivement, haut et fort, quelques mots. Merci d’être resté si longtemps parmi nous, dans ce quartier que vous avez adopté et qui vous a adopté… La distance, vous avez décidé de la prendre définitivement, une retraite sans doute attendue et bien méritée… mais qui nous laisse orphelins. » Émotion ce vendredi 17 décembre, dans le quartier du Vergoin, à Saint-Rambert. Ce soir-là, près de 200 habitants se sont réunis pour un au revoir au docteur Poulier. Ce dernier, « médecin de quartier, médecin de famille », après 30 ans de service, a décidé de prendre sa retraite fin 2021.

« Ici, j’ai pratiqué la médecine dont j’avais envie, une vraie médecine de proximité, familiale, sociale, avec des gens qui ont des vrais soucis de santé. En venant ici, il y a 30 ans, je savais où je venais et je savais que je ne me trompais pas. J’ai trouvé ici ce que j’attendais, de la chaleur humaine, de la gentillesse, vous m’avez donné beaucoup, et en retour j’ai essayé de vous donner beaucoup aussi », a déclaré le médecin devant l’assistance en ayant une pensée « vers ceux qui ne sont plus là, que j’ai connu au fil de ces 30 ans, de très belles personnes. »

« Vous avez soigné avec la même patience les grandes douleurs et les petits bobos […] »

En retour, les personnes présentes devaient le remercier pour sa « simplicité », sa « disponibilité » et son « écoute ». Des qualités « plutôt rares aujourd’hui ». Et d’ajouter : Vous avez soigné avec la même patience les grandes douleurs et les petits bobos, les nôtres, ceux de nos parents, ceux de nos enfants. Merci pour la justesse de vos diagnostics, votre sérieux mais aussi votre humour. Nous allons pleurer un torrent de larmes. Nous allons vous regretter docteur Poulier. »

Une promesse d’une maison de santé

Et le regret est d’autant plus grand que le médecin quitte son cabinet sans avoir trouvé de remplaçant pour lui succéder. « J’avais décidé de partir déjà il y a 1 an, et j’ai repoussé un peu », a encore confié le docteur dont le plus grand regret est de laisser les habitants seuls, « parce qu’il n’y a personne qui prend ma place. » À l’inquiétude de ses patients de se retrouver sans médecin, il a répondu : « C’est dur et cruel pour vous je sais, mais voilà, j’ai pris ma décision, c’est fait, et c’était très compliqué dans ma tête. C’est un bonheur de partir mais c’est un crève-cœur de vous laisser, je ne peux pas dire autrement, je savais que de toute façon ce serait dur. »

De quoi sera alors fait l’avenir pour ses patients ? C’est le docteur lui-même qui l’ébauche, rappelant la mairie à ses promesses.

« J’espère que la mairie tiendra ses promesses et qu’elle installera une maison de santé ici. »

De notre correspondant, Bruno FROMENT

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