Métropole de Lyon 3 000 personnes aidées par l’Entreprise des possibles, modèle de solidarité à la lyonnaise

L’Institut Bocuse est la 100e adhérente de l’Entreprise des possibles.  Photo Progrès /Dominique MENVIELLE
L’Institut Bocuse est la 100e adhérente de l’Entreprise des possibles. Photo Progrès /Dominique MENVIELLE

Mobiliser des ressources humaines, financières et immobilières du monde économique au profit d’associations œuvrant pour les sans-abri, ça fonctionne. Depuis 2019, date de création de l’Entreprise des possibles par Alain Mérieux, 2,5 millions d’euros ont été alloués à des projets de terrain.

3 000 personnes aidées depuis avril 2019 , dont 1 250 dotées d’un toit avec le soutien de 31 associations partenaires. 2,5 millions d’euros collectés, dont plus d’un million par le don de jours de congés payés abondés par les entreprises. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

« On a la niaque »

« On innove, on décloisonne, on n’est pas inutile et on a la niaque  ». À sa façon, Alain Mérieux, président de l’Entreprise des possibles, a salué le travail réalisé pour faire reculer la grande pauvreté sur le territoire lyonnais.

Après 2 ans et demi de fonctionnement, 100 entreprises ont rejoint le Collectif créé. Les derniers poids lourds à s’inscrire dans l’aventure, s’appellent l’Olympique lyonnais , l’EMLyon, l’UCLy, Hermès, la Vie Claire, tandis que l’Institut Paul Bocuse, lui, est le 100e signataire depuis lundi. L’occasion pour ses représentantes de souligner que « ce que réalise l’Entreprise des possibles fait sens avec nos métiers de l’hospitalité », tandis qu’Alain Mérieux, aimant mêler affect et efficacité, dévoilait que sa mère et celle de Paul Bocuse avaient été élèves ensemble à Annecy.

Projets exemplaires

En attendant de grandir encore, l’Entreprise des possibles dont les associations louent la « souplesse, l’adaptabilité, la rapidité d’action », confirme la priorité donnée aux femmes et aux enfants, ainsi qu’aux jeunes en grande précarité. Avec des projets exemplaires menés, dont celui de Halte des femmes porté avec l’association Alynea, qui permet la mise à l’abri de mères sortant de maternité sans solution de logement. Cette halte qui offre sécurité et accompagnement vers l’emploi, a bénéficié de 400 000 euros de l’Entreprise des possibles. « On a gagné 2 ou 3 ans sur ce projet », salue Pascal Isoard-Thomas, directeur d’Alynea.

Exemplaires aussi le projet Passerelles porté par le Prado, qui accompagne les jeunes sortant de la Protection de l’enfance et celui des Grandes voisines (475 personnes) géré par Notre-Dame des Sans abri et l’Armée du Salut, qui va bénéficier de la création d’un pôle Petite enfance et d’un pôle Santé.

« En 2022, plus d’1 million sera alloué à 18 projets et 2 000 personnes supplémentaires - soit 5 000 au total - seront aidées grâce à la mobilisation des entreprises adhérentes et de leurs collaborateurs », se réjouit Patrick Lepagneul, délégué général de l’Entreprise des possibles.

D.M

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