Lyon Signia Therapeutics veut accélérer la découverte des médicaments

« Nous allons lancer, début 2022, l’essai clinique de phase IIb d’un médicament chez des patients hospitalisés avec des formes légères à modérées du Covid. Un essai mené  en collaboration avec les Hospices civils de Lyon »,  déclare Angelita de Francisco, présidente de Signia Therapeutics.  Photo fournie par Angelita de Francisco
« Nous allons lancer, début 2022, l’essai clinique de phase IIb d’un médicament chez des patients hospitalisés avec des formes légères à modérées du Covid. Un essai mené en collaboration avec les Hospices civils de Lyon », déclare Angelita de Francisco, présidente de Signia Therapeutics.  Photo fournie par Angelita de Francisco

La biotech a levé 1,3 million d’euros pour accompagner la montée en puissance de sa plateforme technologique. De quoi découvrir de nouveaux candidats médicaments contre les infections et les pathologies respiratoires liées au Covid notamment.

L’écosystème lyonnais des biotechs est engagé dans la lutte contre le Covid. Dernier exemple en date avec Signia Therapeutics, une société en pointe dans la lutte contre les infections et les pathologies respiratoires.

« Nous allons lancer, début 2022, l’essai clinique de phase IIb d’un médicament chez des patients hospitalisés avec des formes légères à modérées du Covid. Un essai mené en collaboration avec les Hospices civils de Lyon », déclare Angelita de Francisco, la présidente de Signia Therapeutics, avant d’expliquer la stratégie scientifique développée par la start-up : « Contrairement aux approches classiques en recherche pharmaceutique, s’intéressant à l’action d’un médicament sur une seule cible dans la cellule, Signia Therapeutics s’intéresse à la cellule infectée dans sa globalité en étudiant le profil d’expression de ses gènes, le transcriptome.

De cette manière, on identifie des médicaments candidats à large spectre, qui devraient permettre de contourner le développement des résistances qui apparaissent avec les antiviraux classiques et conserver leur efficacité malgré les mutations du virus. »

Une levée de fonds de 16 millions d’euros en cours

D’un point de vue économique, l’approche permet de donner une seconde vie aux médicaments dont le développement a été abandonné dans une première indication en identifiant d’autres applications.

« Nous cherchons ainsi à établir des partenariats avec l’industrie pharmaceutique ou à acquérir des licences pour cribler des chimiothèques de composés intéressantes. »

Une stratégie gagnante qui permet à l’entreprise de sept personnes de viser la découverte de cinq candidats médicaments d’ici à fin 2022.

Pour atteindre son objectif, l’entreprise lyonnaise a levé 1,3 million auprès de la société de biotechnologie Néovacs. L’opération, menée fin octobre, s’inscrit dans une levée de fonds de série A d’un montant de 16 millions d’euros (réalisée en deux tranches de 4 et 12 millions d’euros). « L’investissement de Néovacs nous donne les moyens d’accélérer le développement de notre plateforme technologique. Appelée Signatura, cette dernière intègre analyse transcriptomique, intelligence artificielle (IA) et modèles physiologiques prédictifs de recherche », détaille Angelita de Francisco.

Deux ingénieurs en data science et bio-informatique ont ainsi été embauchés. Depuis sa création en 2017, Signia Therapeutics a bénéficié de 2,3 millions d’euros d’aides dans le cadre du projet européen EIC Accelerator.

La start-up issue du laboratoire de Virologie et Pathologie Humaine (VirPath) de l’Université Claude-Bernard Lyon compte également l’incubateur Pulsalys parmi ses actionnaires.

D. C.

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