Villeurbanne Cinéma Le Zola : l’unique rescapé et toujours ardent

Depuis vingt-cinq ans, Michel Duval prend part aux destinées du cinéma Le Zola. « Parce qu’une salle indépendante qui donne à réfléchir, c’est essentiel » à ses yeux.  Photo Progrès /Pascaline TERELLI
Depuis vingt-cinq ans, Michel Duval prend part aux destinées du cinéma Le Zola. « Parce qu’une salle indépendante qui donne à réfléchir, c’est essentiel » à ses yeux.  Photo Progrès /Pascaline TERELLI

Pour ceux qui apprécient le cinéma en salle obscure, le Zola est précieux. Géré depuis quarante ans par l’association Pour le cinéma, l’établissement est le seul de la commune. Une place unique qu’il n’a pas toujours eue, mais qu’il a gardée grâce à sa capacité à rebondir face aux tendances sociétales.

Et s’il n’en reste qu’un, ce sera celui-là… Dans l’univers mouvementé des salles obscures, le cinéma Zola, situé en lisière des Gratte-Ciel, n’en finit pas de résister. L’association Pour le Cinéma, qui le préside, fête ses 40 ans ! L’établissement lui-même est bien plus ancien puisqu’il a succédé au Family, qui datait des années 1920 et a connu quelques péripéties (lire par ailleurs).

Quatre fois plus de spectateurs

Depuis sa réouverture en octobre 1980, dès lors que la mairie lui en avait délégué la gestion, l’association peut se targuer de l’avoir remis sur les rails. De 20 000 spectateurs recensés en 1983, les entrées ont grimpé à 80 000 en 2019.

Douze présidents se sont succédé, dont Michel Duval, qui s’est rapproché du cinéma à l’aube des années 2000 et reste fidèle à ses engagements de bénévole. « J’étais intéressé par la cause des exilés d’Amérique latine et je suis venu voir les films sur le sujet ; les projections étaient très fréquentées par cette communauté car c’était un des seuls liens avec leur culture et leur actualité » puisqu’il n’y avait pas encore Internet.

De spectateur des Reflets ( le festival dédié au cinéma ibérique et latino-américain dont s’est tenue la 37e édition en septembre), Michel Duval est vite devenu actif au sein du Zola, qu’il a présidé de 2002 à 2011.

Fort de plusieurs événements phares

Pour lui, la réussite de l’équipe est d’avoir prouvé qu’elle pouvait assurer la tenue de trois festivals : le festival du Film court , les Reflets, et le festival O’Clock du cinéma britannique et irlandais. Mais aussi « démontrer qu’on pouvait passer d’une structure modeste à un cinéma professionnel ».

Il souligne « les bons rapports et le respect qui existent entre l’association et les salariés ». « Chez nous, chacun joue sa partition », comme les 70 à 80 bénévoles qui se mobilisent lors de chaque festival. Des évènements, malmenés par la crise sanitaire, mais qui ont su s’adapter pour se maintenir ces deux dernières années.

Au Rize (23, rue Valentin-Hauy) : ciné brunch jeune public samedi 11 décembre à 10 h 30 ; table ronde autour du cinéma indépendant de demain, à 16 heures ; exposition de photos et d’affiches du Zola, jusqu’au 23 décembre. Tél. 04. 37. 57. 17. 17. www.lerize.villeurbanne.fr.
Bourse aux affiches, au Zola (117, cours Émile-Zola) samedi 18 décembre de 10 à 13 heures.

De notre correspondante, Pascaline TERELLI

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