Lyon L’association Des Espèces Parmi’Lyon poursuit le développement des mares urbaines

Matthieu Coumoul, de l’association Des Espèces Parmi’Lyon présente la mare au cœur de l’Institut du Sacré-Cœur   des Chartreux.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Matthieu Coumoul, de l’association Des Espèces Parmi’Lyon présente la mare au cœur de l’Institut du Sacré-Cœur des Chartreux.  Photo Progrès /David TAPISSIER

L’association Des Espèces Parmi’Lyon a commencé en décembre 2020 l’installation de bassins végétalisés d’un à cinq m² au cœur de la ville afin de développer la biodiversité et combattre l’invasion des moustiques. Un an plus tard, huit ont été installés et l’objectif est désormais de s’attaquer à de plus grandes surfaces.

L’association Des Espèces Parmi’Lyon a commencé en décembre 2020 l’installation de bassins végétalisés d’un à cinq m² au cœur de la ville afin de développer la biodiversité et combattre l’invasion des moustiques. Un an plus tard, huit ont été installés et l’objectif est désormais de s’attaquer à de plus grandes surfaces.

Décembre 2020. Après avoir participé à plusieurs comptages d’espèces avec l’association Des Espèces Parmi’Lyon , Eva, qui habite rue du Bon-Pasteur dans le 1er  arrondissement souhaite aller plus loin. « En fait, on est infesté par les moustiques depuis plusieurs années et le fondateur de l’association m’a convaincue qu’un bassin contribuerait à les faire fuir alors que j’étais persuadée du contraire. Il permet l’arrivée de prédateurs », explique-t-elle.

1 000 espèces d’insectes en Presqu’île

Résultat, une première petite mare d’un m²   est installée au cœur du 1er arrondissement. Trois autres suivront en quelques jours, avec un tuto en vidéo histoire d’aider les Lyonnais à créer leur mare eux-mêmes. « On est là si besoin pour aider et donner des conseils », rajoute Matthieu Coumoul, de l’association Des Espèces Parmi’Lyon. « En fait, la biodiversité urbaine est assez méconnue. À titre d’exemple, nous avons recensé plus de 1 000 espèces d’insectes rien qu’en Presqu’Île ».

Dans les semaines qui suivent, ils vont même restaurer la première véritable mare de 5 m², au cœur du premier arrondissement.

Un crapaud comme ambassadeur

« C’était en février dernier, se rappelle Matthieu. Quand on est arrivés, on ne voyait pas la mare qui était cachée sous des végétaux. On l’a dégagé et on a découvert une source qui gouttait et on a créé un amoncellement de pierres, bien exposé, afin de permettre à l’alyte accoucheur de s’installer ».

Car derrière ce nom assez étonnant se cache un amphibien urbain, une espèce protégée de crapaud qui joue un grand rôle pour la chasse des moustiques. « Un gros consommateur de larves… On sait qu’il y en a là-bas. On se disait que l’idéal serait un pic d’arrivée de moustiques. Car au bout d’une année, il se sera installé et l’équilibre de la mare sera rétabli ».

Un an plus tard, froid oblige, les surfaces créées - au nombre de huit en tout - sont en apparence en sommeil. La vie fera visuellement son retour aux beaux jours. « On continue d’en créer à Lyon. La semaine prochaine, nous allons en installer une à Vénissieux, puis une autre dans deux semaines du côté de Gerland ».

L’objectif ? Développer des projets de plus grande envergure. Pour la biodiversité mais également pour concevoir des réserves d’eau qui n’iront pas directement au tout à l’égout et qui pourront servir à arroser des plantations…

Des Espèces Parmi’Lyon - Site internet : https://desespecesparmilyon.fr

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