Environnement Lyon candidate au projet européen des « 100 villes climatiquement neutres »

Si la municipalité conçoit qu’elle ne sera pas à « zéro émission en 2030 », elle indique que « cela va ouvrir plein de nouvelles questions de développement pour la ville ».  Photo Damien LEPETITGALAND
Si la municipalité conçoit qu’elle ne sera pas à « zéro émission en 2030 », elle indique que « cela va ouvrir plein de nouvelles questions de développement pour la ville ». Photo Damien LEPETITGALAND

La transition écologique est « la priorité du mandat », a rappelé Grégory Doucet, maire de Lyon. Au sortir d’une COP26, à Glasgow, qu’il qualifie « d’échec » et dans la droite lignée de la déclaration de l’état d’urgence climatique instauré lors du conseil municipal en mars dernier, les Verts ont réaffirmé que « la solution viendra des villes ».

La transition écologique est « la priorité du mandat », a rappelé Grégory Doucet, maire de Lyon. Au sortir d’une COP26, à Glasgow, qu’il qualifie « d’échec » et dans la droite lignée de la déclaration de l’état d’urgence climatique instauré lors du conseil municipal en mars dernier, les Verts ont réaffirmé que « la solution viendra des villes ». En ce sens, Lyon formulera sa candidature, en janvier prochain, au projet européen des « 100 villes climatiquement neutres ».
La municipalité souhaite se doter de « moyens financiers supplémentaires » pour accélérer sur les mobilités décarbonées et autres logements sobres en énergie, tout en se fixant le cap d’un engagement de « neutralité climatique » d’ici à 2030. Qu’est-ce que cela veut dire ? « On attend que l’Europe précise son cahier des charges pour pouvoir la définir […] Ce que l’on sait, c’est qu’elle est composée d’une neutralité carbone », assure le maire de Lyon qui évoque une « question de jours » avant d’obtenir plus de précisions.

« Planter du comestible partout où cela est possible »

« Ce qui est sûr, c’est que c’est un objectif extrêmement ambitieux de dire qu’on va atteindre la neutralité dans les huit ans qui nous reste […] On sait qu’on ne sera pas à zéro émission en 2030, mais cela va ouvrir plein de nouvelles questions de développement pour la ville », embraye Sylvain Godinot, adjoint à la transition écologique. Et pourquoi pas des subventions. Le programme européen prévoit en effet d’investir plusieurs millions d’euros pour soutenir la mise en œuvre de la mission.
La mairie a également son plan Ville comestible, qui prévoit une enveloppe de 1,2 million d’euros.
L’idée ? « Planter du comestible partout où cela est possible […] L’enjeu de diversité est fondamental : quand on plante, on fait revenir des espèces dans la ville de Lyon », détaille Gautier Chapuis, délégué en charge de l’alimentation. Ce plan s’inscrit dans la droite lignée d’autres actions déjà engagées dans le domaine, comme la création de quartiers fertiles dans les 8e et 9e arrondissements ou encore la plantation de vergers et d’arbres. Sur ce dernier point, l’édile lyonnais a souhaité montrer, chiffres à l’appui, la montée en puissance de la ville de Lyon : « C’était à peu près 700 arbres plantés précédemment par an, en moyenne. L’année dernière on est passé à 1 000. Sur cette saison, on va être à plus de 1 400 arbres qui vont être plantés », se félicite le maire écologiste.

S. M.

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