Lyon «Et si Banksy était une femme ?», ce podcast qui fait la part belle aux street-artistes lyonnaises

Collage réalisé par Ofé, street-artiste lyonnaise et Mashamagosia.  Photo  Ofé
Collage réalisé par Ofé, street-artiste lyonnaise et Mashamagosia.  Photo Ofé

Dans le podcast immersif «Et si Banksy était une femme ?» la journaliste Élodie Potente et l’artiste Popnographe interrogent la place des femmes dans le street-art en France. Dans ce 4e épisode réalisé à Lyon, le duo va à la rencontre des femmes street-artistes qui font vivre l’art urbain lyonnais.

Lorsqu’on se promène sur les pentes de la Croix-Rousse, collages et graffitis vernissent les façades. Derrière les pseudonymes se cachent de nombreux artistes, et notamment des femmes.

Le podcast, « Et si Banksy était une femme ? », réalisé par la journaliste Élodie Potente et la street-artiste Popnographe, met en lumière ces femmes street-artistes qui parcourent les rues et les scènes professionnelles à la recherche d’un spot pour y laisser leur trace.

« Les femmes ont été effacées de la mémoire collective de la discipline, résume Elodie Potente. Or, elles ont toujours été présentes. On l’observe avec Banksy qui bien qu’anonyme est assimilé à un homme. Cela pose des questions sur la place des femmes dans le street-art. Il ne faut pas les oublier de l’histoire. Le podcast a pour but de rendre hommage et visible le travail de ces femmes street-artistes.»

Entre la Croix-Rousse et l’Atelier du Canal, le quatrième épisode est consacré à la ville de Lyon et aux lyonnaises qui font parler les murs.

Une « explosion » de l’art urbain lyonnais

« Lyon était « la belle endormie » du street art et elle se réveille aujourd’hui. La ville est devenue un lieu de rencontre entre les artistes, les projets. C’est l’une des villes ou le street-art est le plus présent, vivant, mouvant, » indique Élodie Potente.

« Il y a une explosion de l’art-urbain à Lyon notamment grâce au collectif Superposition et au festival Peinture Fraîche qui font un gros travail de professionnalisation » insiste-t-elle.

« Le street art se développe à Lyon surtout grâce à certaines personnes qui portent des beaux projets d‘envergure comme le Zoo art show et des galeries comme l’Atelier du canal, dont je suis résidente » ajoute Ofé, street-artiste lyonnaise, interviewée dans le podcast.

Encourager les femmes à se lancer

Un développement qui contraste avec l’image du street-art il y a quelques années, entre vandalisme et répression, et qui encourage, notamment les femmes, à se lancer dans la discipline.

« Je n‘ai pas eu de souci avec les autorités pour coller sur les murs et c’est déjà une bonne chose. Mon arrivée dans le milieu du street art a été très facile. J‘ai rapidement rencontré d’autres artistes habitués et plus expérimentés qui m’ont invité à venir embellir les murs de Lyon avec eux. On fait des jolis groupes de balades nocturnes le pinceau de colle à la main, à la recherche du mur parfait, ça m’a permis d’apprendre à ne pas coller n’importe quoi n’importe où sur les murs de la ville, faire de la qualité, pas de la quantité ! » témoigne Ofé.

« À travers mon parcours et mon travail, le plus important c‘est de montrer que c’est possible de faire du street art, peu importe qui on est et d’où on vient, si cela peut donner envie à des personnes créatives de se lancer, alors c’est gagné ! »

Victor DIWISCH

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