Rhône Les Rhodaniens mauvais élèves du tri sélectif ?

Depuis le 1er janvier 2020, tous les emballages et les papiers se trient dans la Métropole de Lyon. Capsules de café, pot de yaourt, barquette de jambon... la poubelle verte les accueille. Et pas la peine de les emballer dans un sac.  Photo archives Richard MOUILLAUD
Depuis le 1er janvier 2020, tous les emballages et les papiers se trient dans la Métropole de Lyon. Capsules de café, pot de yaourt, barquette de jambon... la poubelle verte les accueille. Et pas la peine de les emballer dans un sac.  Photo archives Richard MOUILLAUD

Dans son dernier rapport, l’entreprise spécialisée dans la gestion des déchets Citeo révèle que l’activité liée au tri des emballages ménagers dans la région Auvergne Rhône-Alpes et dans le Rhône est restée stable en 2020. Et ce malgré l’impact de la crise du Covid.

« Le geste de tri, largement entré dans les habitudes des Français, est devenu le premier acte éco-citoyen pour tous ceux qui souhaitent contribuer à la préservation de l’environnement. Aujourd’hui, 68 % des emballages ménagers et 60,5 % des papiers sont recyclés », se félicite Frédéric Roux, Directeur régional de Citeo en Auvergne Rhône-Alpes, dont la mission est d’organiser, piloter et développer le recyclage des emballages et des papiers.

Région AURA : 71,3 kg d’emballages triés par habitant

Globalement, le volume d’emballages recyclés a progressé de +56 000 tonnes sur le plan national, soit 3,7M de tonnes recyclées au total. En 2020, chaque habitant de la région Auvergne Rhône-Alpes a trié en moyenne 71,3 kg d’emballages ménagers et papiers (contre 71,4 kg en 2019). Dans le détail, ces performances se répartissent de la façon suivante : 35,4 kg de verres, 18 kg d’emballages ménagers et 18,8 kg de papiers.

« On trie deux fois moins en ville qu’à la campagne »

Dans le Rhône, un habitant a trié en moyenne 62,9 kg d’emballages ménagers en 2020, un chiffre en dessous de la moyenne nationale établie à 70 kg. Comment expliquer cette différence ? « On trie en généralement deux fois moins en ville qu’à la campagne, répond Frédéric Roux. Il est plus facile de trier dans des zones pavillonnaires et des lotissements que dans les habitats collectifs situés en ville ou dans certains quartiers ». En pavillonnaire, les habitants disposent d’un bac de tri par foyer. Poubelle qui se partage en habitat collectif… et qui est souvent pleine.

Objectif : 100 % d’accès au tri en 2022

Le tri peut donc encore être largement amélioré. Réduire la production de déchets à la source et engager les marques dans les bonnes démarches d‘éco-conception doivent permettre l’avènement d’une véritable économie circulaire.

« 35 millions de citoyens (soit un français sur deux), peuvent trier tous leurs emballages et les papiers grâce à la simplification du geste de tri depuis le 1er janvier 2021. L’objectif est d’atteindre les 100 % en 2022 », ambitionne Nicolas Roux. Et d’ajouter : «  des gros investissements sont réalisés par la Métropole de Lyon pour moderniser les centres de tri. On doit encore élargir les consignes de tri et convaincre une partie de la population que c’est nécessaire pour protéger les ressources naturelles ».

Pierre DUJOL

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