Lyon La Vitrine des Pentes réactive sa pétition « Touche pas à ma terrasse »

Place Sathonay, lieu emblématique du 1 er , Nelly Sitbon, présidente de l’association la Vitrine des Pentes aux côtés de Sabrina Riese (Chez les Tartes) et Guillaume Monet (La Madone), trésorier, tous deux coresponsables de la commission CHRD de l’association.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Place Sathonay, lieu emblématique du 1 er , Nelly Sitbon, présidente de l’association la Vitrine des Pentes aux côtés de Sabrina Riese (Chez les Tartes) et Guillaume Monet (La Madone), trésorier, tous deux coresponsables de la commission CHRD de l’association.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN

L’association de commerçants du 1er arrondissement de Lyon, qui s’étend sur toutes les rues du Bas des pentes, relance sa pétition et veut l’élargir à la Presqu’île. De plus, elle a lancé sa nouvelle application Voyage dans les Pentes, version numérique et interactive du Guide Shopping et Food paru en juin.

N’allez pas dire à Sabrina Riese (Chez les Tartes) et Guillaume Monet (La Madone), trésorier, tous deux coresponsables de la commission CHRD (cafés, hôtels, restaurants et discothèques) au sein de la Vitrine des Pentes, que les terrasses nuisent à la vie de la cité ! Ils représentent une cinquantaine de membres de ce secteur très touché par la crise sanitaire sur 120 adhérents que compte l’association. Et, pour ces deux ardents défenseurs des cafés - restaurants, l’amalgame bruit et terrasses est un peu trop simpliste.

Déjà 2 500 signatures sur le secteur de Sathonay

« Ce travail est éreintant mais on l’aime. On n’est pas juste des distributeurs de boissons. On touche à l’humain, au lien social. Un bon troquet, ce sont des habitués qui se retrouvent autour d’une table alors qu’ils ne se connaissent pas. C’est aussi l’oreille du barman » glisse cette passionnée Sabrina Riese (Chez les Tartes). « Il faut voir à quel point les terrasses ont transformé le secteur » renchérit Guillaume Monet (La Madone) : « On joue aussi le rôle de refuge. On est régi par des obligations, une charte de la vie nocturne. On doit respecter les règles sinon on peut être inquiétés de manière juridique ».

L’occasion pour Nelly Sitbon, la présidente de La Vitrine des Pentes de relancer la pétition « Touche pas à ma terrasse » créée en juin 2021 et visible sur les terrasses de la place Sathonay sous forme de « QR code ». Elle fait suite au questionnaire de la ville de Lyon sur le projet d’aménagement de piétonnisation et végétalisation de la place Sathonay et dont les emplacements soumis à consultation se trouvent devant 28 établissements de l’association.

« On a recueilli plus de 2 500 signatures sur le secteur de Sathonay dont 30 % de signataires issus du 1er  arrondissement alors que 476 personnes ont répondu à la consultation lancée par la mairie  », argumente Nelly Sitbon. « On va la déployer aux terrasses de tous nos adhérents sur les Pentes et sur le secteur de la Presqu’île dans le but de réhabiliter les terrasses qui ne sont pas une menace pour la tranquillité publique. Elles ont une vocation sociale. Elles sont synonymes de sécurité, d’emplois et de liens » martèle-t-elle.

L’application numérique financée à 80 % par la Région

Le trio argumente : « Sur notre secteur, il n’y a que des structures indépendantes où le patron est sur place et la clientèle essentiellement locale. Il ne faut pas penser qu’en fermant les terrasses à 22 heures, il y aura moins de gens dehors et que le bruit disparaîtra. Au contraire, les personnes feront la fête dans les rues du centre-ville, sans encadrement. »

Soucieuse de s’impliquer dans la vie du quartier, l’association La Vitrine des Pentes rencontre une fois par mois Bertrand Pinoteau, au commerce du 1er  . Le prochain rendez-vous a lieu ce mercredi 13 octobre. L’occasion de traiter les problématiques, de questionner sur la Voie est libre (piétonnisation).

« On a construit notre association avec des commissions, des outils, un guide lancé en juin qui s’est transformé le 18 septembre en application numérique et interactive Voyage dans les Pentes. Elle a été financée à 80 % par la Région Auvergne Rhône-Alpes (coût 15 000 €) et 20 % les cotisations de nos adhérents » souligne Nelly Sitbon.

«  Cet outil formidable permet de retrouver et géolocaliser nos 120 adhérents par activité ou au sein des six parcours thématiques. Une rubrique agenda annonce les évènements de chacun : offres d’emploi, bons plans et vie de quartier. »

Nadine MICHOLIN

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