Lyon 2e Le pavillon Rives de Saône disparaît du quai Saint-Antoine : « C’est merveilleux de revoir Fourvière »

La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012.  Photo Progrès /Michel NIELLY
La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012.  Photo Progrès /Michel NIELLY
La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012.  Photo Progrès /Michel NIELLY
La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012. Photo Progrès /Michel NIELLY
La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012.  Photo Progrès /Michel NIELLY
La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012. Photo Progrès /Michel NIELLY
La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012.  Photo Progrès /Michel NIELLY La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012.  Photo Progrès /Michel NIELLY La vue sur la colline de Fourvière a été libérée. Elle était invisible depuis juin 2012.  Photo Progrès /Michel NIELLY

L’achèvement du projet Les Terrasses de la Presqu’île est prévu pour 2023. Mais déjà, une étape vient d’être franchie : le pavillon Rives de Saône critiqué sur son coût et son architecture depuis 10 ans a été démonté. Riverains et forains ont retrouvé leur vue sur la colline.

Depuis quelques jours, c’est avec satisfaction que riverains, commerçants sédentaires et forains apprécient de voir leur quai Saint-Antoine, aux abords du pont Alphonse Juin, sans le pavillon Rives de Saône. Inaugurée en juin 2012, cette construction de trois corps de bâtiment, définie comme étant «  post-paramétrique », construite en bois, du sol au plafond, et recouvert à l’extérieur de plaques d’aluminium perforé avait été imaginée comme un lieu d’information pour présenter au public, le projet d’aménagement des Rives de Saône.

« Une verrue »

Mais cette « cabane contemporaine » avait d’emblée choqué une majorité de Lyonnais, la jugeant inadaptée à ce quartier classé Unesco. «  Il nous a été dit que c’était une œuvre due à la rencontre entre l’art, l’architecture et l’environnement urbain. Mise ici, je l’ai vite considérée comme une verrue. Je respire enfin de la voir détruite », dit Marcel un riverain du quai jouxtant la rue Grenette. Pour Myriam, foraine de longue date, «  c’est merveilleux de revoir Fourvière, sans un mur en bois hideux qui a généré de nombreux inconvénients quant à la vie du marché »

En face, André, un commerçant, râle encore en pensant qu’un million d’euros a été dépensé pour ce qu’il appelle un poulailler. «  Avant d’imposer une construction dans l’espace public, qui appartient par définition à ceux qui y habitent et y travaillent, la ville devrait se préoccuper du ressenti des riverains et commerçants. On aurait ainsi évité ce gâchis financier et cette horreur architecturale » souligne Jacqueline, une riveraine du quai. Pour mémoire, ce pavillon éphémère, aujourd’hui démonté, avait coûté 800 000 euros.

Un grand jardin fluvial de 8 500 m² aménagé au bord de Saône

En contrebas, la déconstruction de l’ancien parking (15 000 tonnes de béton), elle se poursuit tout comme le démontage de la double rampe de Kawamata. Les matériaux réutilisables, bétons concassés, bois et métal seront triés et récupérés. À terme, ici naîtra un grand jardin fluvial de 8 500 m² aménagé au bord de Saône. Sur 40 mètres de long, il prolongera la promenade piétonne avec 90 nouveaux arbres, plus de 30 essences végétales différentes. Une terrasse de 1 200 m² en niveau intermédiaire abritera un square végétalisé avec une aire pour enfants. Ce jardin accueillera une halte fluviale sur la Saône comme à Saint-Paul et à la Confluence. L’achèvement du projet Les Terrasses de la Presqu’île est prévu pour 2023.

De notre correspondant(e) Michel NIELLY

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