Lyon Colis : un service de livraison combinant bateau et vélos-cargos

Ce lundi, Pierre Meffre de la CNR, Cécile Avezard, directrice territoriale Rhône Saône de VNF,   Jean-Charles Kohlhaas, vice-président de la Métropole de Lyon chargé des déplacements,   Valentin Lungenstrass, adjoint au maire de Lyon en charge des mobilités présentaient le choix   de ULS pour lancer le service de logistique fluviale à Lyon.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Ce lundi, Pierre Meffre de la CNR, Cécile Avezard, directrice territoriale Rhône Saône de VNF, Jean-Charles Kohlhaas, vice-président de la Métropole de Lyon chargé des déplacements, Valentin Lungenstrass, adjoint au maire de Lyon en charge des mobilités présentaient le choix de ULS pour lancer le service de logistique fluviale à Lyon.  Photo Progrès /David TAPISSIER

Début 2022, la société Urban Logistic Solutions (ULS) va mettre en place un système de logistique urbaine durable, combinant transport fluvial, déchargement sur une plateforme près du pont Morand et vélos à assistance électrique. Une première… avant d’autres propositions sur d’autres emplacements.

Le 13 septembre, les Voies navigables de France (VNF) dévoilaient leur projet de logistique urbaine et fluviale, à l’occasion de la présentation du Valsaôna , son bateau de travail innovant. Cécile Avezard, Directrice territoriale Rhône-Saône avait alors évoqué l’appel à projet lancé en la matière et les trois ponts -Morand, Lafayette et Wilson- potentiellement choisi pour accueillir la livraison de colis en centre-ville, sachant qu’en parallèle, un autre appel à projet concernant un emplacement au port Edouard-Herriot et géré par CNR avait également été émis.

Ce lundi, le nom du premier opérateur a enfin été dévoilé par les deux entités. Il s’agit d’Urban Logistic Solutions, une entreprise justement spécialisée dans le transport du dernier kilomètre et qui a fait ses gammes en la matière à Strasbourg. Mais surtout qui répond aux critères d’accès d’une zone à faible émission (ZFE). « L’intérêt de cette solution, c’est le côté tout en un » explique Valentin Lungenstrass, adjoint aux mobilités à la Ville de Lyon. « Ça correspond à notre politique de reconstruction entre la ville et le fleuve. Notre volonté est commune avec la Métropole : travailler sur le port de Lyon et poursuivre des activités industrielles et logistiques, comme c’est le cas ici, à partir de début 2022 ».

Une solution décarbonée

Une première solution -retenue pour 15 ans- qui apportera de l’intermodalité et qui se veut dans l’air du temps par son côté décarboné sur le dernier kilomètre. « En fait, le fluvial est l’alternative au transport en cœur de ville », rajoute Jean-Charles Kohlhaas, vice-président de la Métropole de Lyon chargé des déplacements. « Le secteur routier est saturé et c’est de plus en plus difficile de livrer en temps et en heure. En partant du port, puis en utilisant le chenal navigable et le pont Morand, il sera possible d’accoster en toute sécurité, de décharger sur tout un secteur et d’utiliser une dizaine de vélos cargo avec assistance électrique. »

Les deux autres emplacements -Lafayette et Wilson- devraient être attribués avant la fin de l’année et une réflexion se porte actuellement sur des possibilités du côté de la Saône.

5 millions d’investissement

Une mise en place qui a évidemment un coût et si du côté de VNF on parle de 100 000 € pour le dragage pour l’accès au quai, pour ULS, c’est beaucoup plus conséquent : 2,5 millions € pour l’aménagement du port et autant pour les équipements, notamment l’installation de la grue au pont Morand. Leur bateau pourra dans un premier temps emporter jusqu’à 40 tonnes de marchandises six jours sur sept. Il sera équipé d’un moteur respectant les nouvelles normes européennes environnementales ENMR 6, comme le Valsaôna. En attendant l’arrivée, dans un second temps, d’une embarcation électrique…

David TAPISSIER

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