Lecture Rentrée littéraire : ce que proposent les auteurs rhônalpins

Les auteurs de la région qui publient lors de cette rentrée littéraire ont été conviés au TNG afin de présenter leur ouvrage.   Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
Les auteurs de la région qui publient lors de cette rentrée littéraire ont été conviés au TNG afin de présenter leur ouvrage. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD

Sous l’égide de l’agence Auvergne Rhône-Alpes Livre et Lecture, les auteurs de notre région qui publient lors de cette rentrée littéraire étaient conviés au TNG afin de présenter leur ouvrage. Nous vous proposons ici un bref résumé de leurs interventions.

Wilfried N’Snondé, Femme du ciel et des tempêtes

« Je mets en scène un chaman qui découvre en Sibérie une mystérieuse sépulture, datant de plus de dix mille ans, occupée par une reine à la peau noire. Cette trouvaille est importante, elle permet de s’opposer à une entreprise d’exploitation gazière. J’essaie de parler de choses qui peuvent paraître austères, comme l’éthique, la spiritualité, avec un ton pétillant. »

-Édition Actes Sud, 272 p., 20 €

Patrice Gain, De silence et de loup

« J’accorde beaucoup d’importance à la psychologie de mes personnages. Je les plonge dans des situations extrêmes pour la révéler. Là, dans un territoire glacé et sauvage, un moine copiste reçoit d’une inconnue un carnet de voyage. Que le lecteur découvrira lui aussi… »

Éditions Albin Michel, 272 p., 17, 90 €

Stéphane Duchêne, Metz que un club

« J’ai revécu les sensations que j’avais enfant, à 7 ans, quand je me couchais tôt pour lire et écouter la radio. Je me suis souvenu de ce soir où j’ai suivi la retransmission radiophonique d’un match de Metz. Ce spectacle sans image a déclenché ma passion pour le foot. »

Mediapop Éditions, 60 p., 9 €.

Lionel Bourg, Geoffroy-Guichard. Le vert paradis des dieux trop humains

« J’évoque la défaite de Saint-Etienne contre le Bayern de Munich en 1976, la fameuse malédiction des poteaux carrés. À travers cette douloureuse déception, j’essaie de montrer combien une équipe de foot pouvait unir la classe ouvrière d’alors. »

Mediapop Éditions, 72 p., 9 €.

Chantal Dupuy-Dunier, La langue du pic-vert

« Je prête à mon héros le goût que j’ai de voir dans chaque événement, dans chaque geste une signification particulière. Il a une fascination pour cette capacité qu’ont les pics-verts d’enrouler leur cerveau avec la langue pour le protéger. »

Éditions Actes Sud, 288 p., 20 €.

Gabriela Trujillo, L’invention de la louvette

« Mon héroïne est une jeune femme, née dans un petit pays d’Amérique centrale, qui s’efforce de se remémorer des souvenirs mais sans savoir si ce sont réellement les siens. Le roman est construit sur ce trouble que l’on peut avoir lorsque l’on se demande si nos souvenirs sont vraiment les nôtres. »

Éditions Verticales, 256 p., 19 €.

Christine Détrez, Pour te ressembler

« D’une façon plus sociologique, j’avais enquêté sur ma mère et sa génération dans « Nos mères ». Je poursuis l’enquête mais en me concentrant sur sa disparition alors que j’étais enfant. J’ai enfin pu interroger mon père sur ce secret familial. »

Éditions Denoël, 224 p., 17 €.

Isabel Gutierrez, Ubasute

« Le livre est le portrait d’une femme qui sent que son corps lui échappe et la trahit. C’est une réflexion que l’on peut avoir à 55 ou 60 ans quand on sait que l’on a une vie derrière soi mais peut-être pas devant. À la fin du livre intervient le fils de cette femme. »

Éditions La Fosse aux Ours, 128 p., 15 €.

Jean-François Dupont, Villa Wexler

« Je décris une famille, les Wexler, qui débarque dans une petite bourgade à côté de la frontière suisse. Mon héros, alors adolescent, est fasciné. Petit à petit, il pénètre dans leur cercle. Il s’aperçoit que tout ne tourne pas rond chez eux. Vingt ans après il revient sur cette période de sa vie. Il redouble son adolescence ! »

Éditions Asphalte, 208 p., 18 €.

Frédéric Ploussard, Mobylette

« Je me penche sur un métier dont on parle peu, celui d’éducateur spécialisé, confronté à des enfants en grande difficulté. J’essaie d’ouvrir la porte d’un de ces centres fermés. J’ai essayé de faire rire et de faire réfléchir en même temps. »

Éditions Héloïse d’Ormesson, 416 p., 20 €.

Sébastien Berlendis, Seize lacs et une seule mer

« L’errance, la dérive, le vagabondage reviennent souvent dans mes romans. Ici je suis la dérive d’un jeune homme qui se trouve à Berlin en été. Il tente de retrouver une femme qui est présente sur six bobines de film qu’il a achetées dans une brocante. »

Éditions Actes Sud, 144 p., 17 €.

Alain Mascaro, Avant que le monde ne se ferme

« Je me suis séparé de tous mes biens, afin d’être complètement libre. Je voulais mener une vie nomade, n’être retenu par rien. Alors que j’étais en Thaïlande, la pandémie m’a rattrapé. Je me suis retrouvé bloqué. Dans un superbe décor, à 100 mètres d’une plage. Mais j’étais furieux, jusqu’à ce que je voie évoluer des dauphins roses. Et j’ai écrit ce roman. »

Éditions Autrement, 256 p., 17, 90 €.

Kate Mc Alistair, Le Palais des mille vents

« J’ai envie d’embarquer mon lecteur dans des époques anciennes, des pays lointains. Qu’il voyage depuis son canapé. J’ai été plasticienne à mes débuts, c’est pourquoi j’accorde une si grande importance à l’image. Je les emmène à Lahore en 1838, dans une société ultra-patriarcale. »

Éditions l’Archipel, 500 p ; 22 €.

Christophe Siébert, Feminicid

« Au départ, il y a cette volonté de parler de tous les féminicides qui ont eu lieu dans une période d’une cinquantaine d’années. Une multitude d’histoires complexe à raconter. J’ai imaginé de le faire sous la forme d’un faux documentaire. Cela amène un côté ludique à un texte qui brasse des choses sombres. »

Au Diable Vauvert, 384 p., 20 €.

Paola Pigani, Et ils dansaient le dimanche

« Le roman retrace l’itinéraire d’une jeune fille hongroise, envoyée en France pour échapper à la misère. À seize ans, elle débarque à Lyon pour travailler dans une usine de viscose. Elle est entièrement prise en charge par des bonnes sœurs mais va s’émanciper au contact de ses camarades. »

Éditions Liana Levi, 224 p., 19 €.

Etienne Kern, Les Envolés

« C’est la vidéo où l’on voit un homme s’écraser depuis le premier étage de la Tour Eiffel, le 4 février 1912 qui a inspiré mon roman. Il s’agit de Franz Reichelt. Il était tailleur pour dames mais aussi inventeur de prototypes de parachute. »

Éditions Gallimard, 160 p., 16 €

Corinne Royer, Pleine terre

« Au début, on ne sait pas très bien ce que fait cet homme en forêt, traqué par la police. Je me suis inspirée d’une histoire réelle, celle d’un paysan victime de la violence de l’administration française. J’ai beaucoup enquêté sur la vie paysanne, contrairement à ce que l’on croit les petits paysans sont beaucoup moins aidés que les plus gros. »

Éditions Actes Sud, 336 p., 21 €.

Emmanuelle Salasc, Hors gel

« Je décris la relation de deux sœurs jumelles nées dans une famille de paysans. L’une des deux côtoie la folie, l’autre essaie de l’aider. Les premières pages se situent en 2 056. J’ai imaginé que les écolos avaient pris le pouvoir mais imposaient une écologie de surface et une société de contrôle. »

Éditions P. O. L, 416 p., 21 €.

De notre correspondant Nicolas BLONDEAU

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