Lyon 3e Lyon : le superblock, cet îlot « idéal » bientôt expérimenté à la Part-Dieu

Généraliser à l’échelle de toute une ville, le Superblock peur contribuer à diminuer les émissions de gaz à effet de serre et les îlots de chaleur urbains.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
Généraliser à l’échelle de toute une ville, le Superblock peur contribuer à diminuer les émissions de gaz à effet de serre et les îlots de chaleur urbains.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON

Réinventer le fonctionnement de l’îlot urbain en laissant la circulation de transit à l’extérieur, en limitant la vitesse à 10 ou 20 km/h à l’intérieur, en repensant le stationnement de façon à privilégier l’espace public, c’est l’esprit du Superblock. Un dispositif que la Ville de Lyon souhaite expérimenter en 2022 dans un secteur du 3e arrondissement.

Il faudra sans doute lui donner un autre nom. Car ce projet ou plutôt cette expérimentation que la Ville de Lyon souhaite mener pendant un an dans un secteur du 3e arrondissement est pour l’instant baptisée « Superblock » nom donné par ses créateurs.

Le propos qui relève de la mobilité, de « l’organisation urbaine » vise « à apporter des solutions aux principaux problèmes de dysfonctionnement » dans ce domaine, mais aussi « à améliorer la disponibilité et la qualité de l’espace public pour les piétons ». C’est Salvador Rueda, créateur de ce modèle urbain qui le dit.

Au moment où une réflexion est engagée sur la mise en place d’une zone 30 dans les rues lyonnaises, ce dispositif vient se joindre au débat. Tel un secteur « idéal » où chaque mode de transport disposerait d’un réseau différencié. Et où les habitants retrouveraient un peu d’air et un brin de convivialité.

Des « paysages urbains agréables »

De quoi s’agit-il ? C’est bien une transformation « radicale » de la ville dont il est question. L’intention est séduisante. À la base, l’identification d’un îlot de 400x400 mètres, un superblock dans lequel le fonctionnement de la ville est modifié.

Le trafic de transit n’y est plus admis, il ne traverse pas le quartier, restant sur les artères en bordure de l’îlot.

À l’intérieur, une circulation locale dont la vitesse est limitée à 10 ou 20 km/h, une réorientation des surfaces de stationnement permettant le partage de la voirie entre des modes de déplacement plus doux. Et des espaces publics ainsi dégagés, ouverts et verts retravaillés afin de proposer aux habitants « des paysages urbains agréables », ou plus conviviaux  

Un secteur identifié à la Part-Dieu

Ce dispositif déjà utilisé à l’étranger, (Barcelone) serait envisageable sur Lyon. C’est en tout cas ce qu’ont pu expliquer les élus de la Ville de Lyon à certains habitants du 3e lors d’une réunion publique organisée avant l’été. Un secteur a été identifié par la Métropole et la mairie du 3e comme un potentiel « superblock ».

Il se situe à deux pas de la Part-Dieu , et est cerné par les rues Garibaldi, Paul-Bert, le boulevard Vivier-Merle et l’avenue Félix-Faure. « Cet îlot de quelque 9 000 habitants ressemble le plus à la typologie urbaine où le concept a été inventé », explique Margot Sanchez, adjointe au maire du 3e en charge des Mobilités.

L’intention est de tester deux secteurs, le premier placé autour de la rue Léon-Jouhaux et de la rue du Pensionnat, le second à proximité de la rue Danton et de la rue des Rancy, poursuit l’élue. Les grandes lignes de ce dispositif superblock ont été présentées, l’idée est maintenant de recueillir l’avis des gens.

Aline DURET

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?