Métropole de Lyon Le service d’autopartage Leo & Go veut réussir là où les autres ont échoué

Vincent Frey, responsable Leo & Go, et Grégory Ducongé, PDG de Vulog.  Photo Alexis TAYEB
Vincent Frey, responsable Leo & Go, et Grégory Ducongé, PDG de Vulog.  Photo Alexis TAYEB

Déployé ce mercredi à Lyon et Villeurbanne, le service propose une flotte de 300 véhicules, électriques et hybrides.

À l’image de Bluely ou Car2go, plusieurs opérateurs ont vainement tenté l’aventure de l’autopartage à Lyon. Leader mondial des technologies de mobilité partagée, l’entreprise niçoise Vulog souhaite inverser la tendance en lançant son service d’autopartage, Leo & Go, à Lyon et Villeurbanne.

Bénéficiant du label autopartage délivré par la Métropole de Lyon, les 300 véhicules de la flotte sont accessibles 24/24 et 7/7 en libre-service. C’est ainsi que 100 Peugeot e-208 (100 % électriques) et 200 Toyota Yaris (hybrides) circuleront dans les rues à partir de ce mercredi.

« L’autopartage a un vrai impact sur la pollution »

Lancé exclusivement pour la Métropole de Lyon, le service a préféré la capitale des Gaules à Paris ou Nice. « Lyon est aujourd’hui en tête pour toutes les problématiques liées à la circulation. C’est une ville pionnière de la mobilité partagée avec le lancement de Vélo’v en 2005 », rappelle Grégory Ducongé, PDG de Vulog.

« On fait en sorte de démontrer par l’exemple qu’un service d’autopartage a un véritable impact sur la réduction de la pollution et de la place du véhicule en ville », souligne-t-il. La sécurité fait également partie des priorités de Vulog, qui a installé des boîtiers dans chaque voiture afin de surveiller les potentiels excès de vitesse ou conduites dangereuses qui pourraient entraîner une radiation de l’utilisateur.

Bientôt d’autres villes de la Métropole concernées

Pour l’instant, il est obligatoire de prendre un véhicule à Lyon ou Villeurbanne puis de le ramener dans cette même zone. Toutefois, le secteur devrait s’élargir prochainement. « Nous discutons avec d’autres communes de la ZFE (zone à faibles émissions) comme Bron, Vénissieux ou Caluire », annonce Vincent Frey, responsable Leo & Go.

En revanche, l’entreprise ne craint pas les échecs passés. « Ça fait 15 ans qu’on est sur ce marché-là, on a une très bonne compréhension de ce qui marche ou pas », déclare Grégory Ducongé. « On a la certitude que ce projet-là va être une véritable réussite et que l’on ne va pas tomber dans les travers d’autres entreprises. »

Aucun abonnement et une tarification à la minute

Si vous souhaitez tenter l’expérience Leo & Go, aucun abonnement n’est requis et l’inscription au service est gratuite. « C’est une tarification à la minute », précise Grégory Ducongé, PDG de Vulog. « Vous payez 30 centimes à la minute avec des frais de déverrouillage d’un euro. »

Plusieurs forfaits sont proposés. Ainsi, il faut compter 12 euros pour une heure ou 25 euros pour trois heures, avec 50 kilomètres compris. Chaque kilomètre supplémentaire est facturé 30 centimes. « Tout est inclus, l’utilisateur n’a pas besoin de se soucier de l’essence, de l’entretien ou bien du stationnement payant en voirie. Vous ne payez que la tarification affichée à la minute. » Les frais d’essence, au besoin, sont remboursés. Par exemple, pour un week-end au lac d’Aiguebelette (Savoie), il faudra compter 130 euros. L’entreprise propose également un tarif solidaire avec 20 % de réduction à la minute, accessible à tous les titulaires des minima sociaux.

A. T.

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