Lyon 5e Radar de la montée de Choulans : des automobilistes pas toujours concernés

Les automobilistes sont très souvent surpris par l’apparition du radar, et doivent adapter leur allure.  Photo Progrès /Nathan CHAIZE
Les automobilistes sont très souvent surpris par l’apparition du radar, et doivent adapter leur allure.  Photo Progrès /Nathan CHAIZE
Photo Progrès /Nathan CHAIZE
Photo Progrès /Nathan CHAIZE
Les automobilistes sont très souvent surpris par l’apparition du radar, et doivent adapter leur allure.  Photo Progrès /Nathan CHAIZE Photo Progrès /Nathan CHAIZE

Ce mercredi 11 août, le radar tant attendu par les riverains au niveau de la montée de Choulans a été installé, juste avant le carrefour Choulans/Saint-Laurent. Il a commencé à flasher dans le sens de la descente aux alentours de midi et engendre surtout des ralentissements soudains des automobilistes. D’autres mesures seront mises en place pour sécuriser cette voie.

Alors que nous sommes en plein mois d’août, les bus se succèdent avec une cadence inattendue. Les poids lourds aussi, ne sont pas en reste. À pied, il ne vient pas à l’idée une seule seconde de passer au feu rouge, si vide soit la route. Mais s’il y a bien un endroit où les automobilistes ralentissent, c’est au niveau du radar fraîchement installé.

C’est ce mercredi 11 août aux alentours de midi que ce radar « chantier », installé juste avant le carrefour Choulans/Saint-Laurent, a commencé à flasher dans le sens de la descente. Cette installation fait suite aux deux accidents mortels du mois de juin qui avait notamment impliqué un adolescent de 16 ans. Des contrôles de police étaient déjà effectués plus régulièrement et les mesures ne s’arrêteront pas là. Une voie bus/vélo sera réservée dans les deux sens à la rentrée ; De plus, la vitesse sera abaissée à 30 km/h.

« Les automobilistes freinent, puis ils accélèrent »

Sylvie est une habitante de l’une des résidences qui borde la Montée de Choulans. Elle raconte : « J’ai été marquée par la mort du jeune, percuté par un camion. Il était sur le trottoir ! » Elle qui prend son bus à l’arrêt situé au niveau du radar témoigne : « Je le vois bien depuis hier, les automobilistes freinent, puis ils accélèrent… » En observant quelques minutes, on remarque très rapidement tous les regards se tourner vers le radar. Les feux « stops » des voitures s’allument presque systématiquement.

« Cela permet au moins de sécuriser cette petite portion de la route »

Lui aussi a remarqué ces comportements, mais pour Arnaud qui descend à vélo tous les jours, « ce n’est déjà pas mal ». Il ajoute : « Tous les radars engendrent ces comportements, surtout avec les applications de navigation qui indiquent où ils sont mais je me sens déjà plus en sécurité à cet endroit précis, car je sais qu’ils ralentiront ». Dans le sens de la montée, le surrégime est de rigueur. Les automobilistes semblent maintenant rouler plus vite en grimpant que lors de la descente, du moins, au niveau du radar.

 Le radar a été installé ce mercredi 11 août et verbalise dans le sens de la descente les automobilistes qui dépassent les 50 km/h.   Photo Progrès /Fred CHAMBERT
Le radar a été installé ce mercredi 11 août et verbalise dans le sens de la descente les automobilistes qui dépassent les 50 km/h.   Photo Progrès /Fred CHAMBERT
 Outre ce radar "chantier" installé ce mercredi 11 août, une voie bus/vélo sera réservée dans les deux sens à la rentrée et la vitesse sera abaissée à 30 km/h.   Photo Progrès /Fred CHAMBERT
Outre ce radar "chantier" installé ce mercredi 11 août, une voie bus/vélo sera réservée dans les deux sens à la rentrée et la vitesse sera abaissée à 30 km/h.   Photo Progrès /Fred CHAMBERT
 Le radar a été installé ce mercredi 11 août et verbalise dans le sens de la descente les automobilistes qui dépassent les 50 km/h.   Photo Progrès /Fred CHAMBERT  Outre ce radar "chantier" installé ce mercredi 11 août, une voie bus/vélo sera réservée dans les deux sens à la rentrée et la vitesse sera abaissée à 30 km/h.   Photo Progrès /Fred CHAMBERT

« Il faut faire plus, c’est la route la plus dangereuse d’Europe »

Pour lui, c’est d’ailleurs un problème. Léo qui emprunte cette voie en voiture pour travailler, note : « Il faut faire plus. C’est la route la plus dangereuse d’Europe. Le bitume est trop glissant, les virages sont très dangereux ! » Coupé par le grondement d’une moto, il poursuit : « Même en montée, c’est risqué. Le radar est l’une des choses à faire mais je pense qu’il faut complètement repenser l’aménagement. Le passage à une voie ? J’attends de voir les heures de pointe l’année prochaine ».

Nathan CHAIZE

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