Lyon Les plus belles roses de l’année primées

Chacun peut admirer "la plus belle rose de France", lauréate du 91e concours international de Roses Nouvelles de Lyon.  Photo C. O.
Chacun peut admirer "la plus belle rose de France", lauréate du 91e concours international de Roses Nouvelles de Lyon. Photo C. O.

La Société française des Roses, basée au Parc de la Tête-d’Or, a dévoilé ce jeudi le palmarès du 91e concours international des roses nouvelles. Lauréate de l’édition, « la plus belle rose de France » a été créée à Feyzin.

Elles n’ont pas encore de nom mais sont déjà célèbres. Et, comme celle du Petit Prince, sont uniques. Ce lundi, la Société Française des Roses levait le voile sur les futures stars des jardins, gagnantes 2021 du 91e Concours international de la rose nouvelle de Lyon. Blanches, jaunes, rouges, miniatures ou grimpantes, elles parent de leur diversité et de leur parfum la roseraie de concours du Parc de la Tête-d’Or.

Malgré la déception de l’orage de la veille, venu semer le trouble dans les pétales des allées, chacun a pu admirer les lauréates annoncées par le président Maurice Jay. Les promeneurs peuvent désormais arpenter les rosiers, à la recherche des panneaux rouges distinguant les différents prix. Parmi les plantations, patiemment entretenues par les jardiniers du parc, la « plus belle rose de France » est rhodanienne, créée à Feyzin par les roseraies Odard. Ses grandes fleurs pastel ont conquis le jury permanent et celui du lycée Horticole de Dardilly.

Deux siècles de passion lyonnaise

Le palmarès est aussi attendu des puristes que celui du festival de Cannes pour les cinéphiles. Si les espèces distinguées sont encore méconnues du grand public, elles devraient venir fleurir les pépiniéristes d’ici deux ans. Une fois passés les tests du temps, chronologique comme météorologique.

D’ailleurs, on ne parle pas encore de cultivateur mais “d’obtenteur”, qui assemble génétiquement les espèces pour en tirer le meilleur. « Dans le concours, l’obtenteur vient chercher une réponse à son produit selon les conditions climatiques », explique Maurice Jay, président de la Société Française des Roses, lequel souligne une création lyonnaise séculaire et, à travers elle, une passion héréditaire. « La tradition se maintient malgré nous. Il y a une telle généalogie, les maisons ont plus d’un siècle. Génération après génération le cercle ne s’est pas élargi mais ne s’est pas rétréci ». Ainsi la maison Meilland, plusieurs fois récompensée cette année, est toujours menée par les héritiers de Joseph Rambaux, jardinier du Parc de la Tête-d’Or qui s’essaya en 1850 à l’hybridation des roses. Mondialement reconnue, la famille « par ses succès, participe à la reconnaissance de Lyon. »

 La roseraie de concours du Parc de la Tête-d’Or.   Photo C. O.
La roseraie de concours du Parc de la Tête-d’Or.   Photo C. O.
 De gauche à droite : Maurice Jay, président de la Société française des Roses, Nicolas Husson, adjoint au maire de Lyon chargé de la Nature en Ville et Nicolas Magalon, directeur des services espaces verts de la ville de Lyon.   Photo C. O.
De gauche à droite : Maurice Jay, président de la Société française des Roses, Nicolas Husson, adjoint au maire de Lyon chargé de la Nature en Ville et Nicolas Magalon, directeur des services espaces verts de la ville de Lyon. Photo C. O.
 Le rosier paysager lauréat dans sa catégorie du concours international des Roses Nouvelles de Lyon 2021.  Photo C. O.
Le rosier paysager lauréat dans sa catégorie du concours international des Roses Nouvelles de Lyon 2021. Photo C. O.
 La roseraie de concours du Parc de la Tête-d’Or.   Photo C. O.  De gauche à droite : Maurice Jay, président de la Société française des Roses, Nicolas Husson, adjoint au maire de Lyon chargé de la Nature en Ville et Nicolas Magalon, directeur des services espaces verts de la ville de Lyon.   Photo C. O.  Le rosier paysager lauréat dans sa catégorie du concours international des Roses Nouvelles de Lyon 2021.  Photo C. O.

10 000 rosiers plantés à Lyon

De son côté Nicolas Husson, adjoint au maire chargé de la Nature en ville , salue « des créateurs qui font vivre cette histoire grâce à leur travail, leur patience et leur envie d’en partager le fruit. » L’élu s’amuse de son héritage littéraire, Maupassant le liant pour la postérité avec la fleur, via sa nouvelle le Rosier de Madame Husson. « Lyon reste en pointe dans ce domaine très singulier […] Nous avons déjà 10 000 rosiers plantés à Lyon, nous pouvons aller plus loin, ensemble. À nous de retrouver cette envie commune pour que la rose rayonne à Lyon et depuis Lyon », conclut-il.

La génétique pour pallier l’absence de pesticides

Deux rosiers ont obtenu ex-aequo le prix « remontance/résistance ». Une catégorie qui salue le bon maintien d’espèces observées sur deux années. Refloraison, intempéries, maladies, le rosier doit résister aux aléas du temps. « Il s’agit de la récompense la plus forte à mes yeux car elle correspond à une attente du client », souligne Maurice Jay, président de la Société Française des Roses. Si le changement climatique représente un enjeu essentiel en botanique, « le changement écologique » l’est encore plus aux yeux des obteneurs, qui axent leurs recherches en génétique pour cultiversans produit phytosanitaire. « Lutter contre la maladie sans faire appel à la chimie, c’est l’objectif de demain. Toutes les maisons travaillent de la même façon, essayer de vendre un rosier qui pousse comme de la mauvaise herbe. Si ça pouvait être vrai.»

C. O.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?