Lyon Ancienne clinique Trarieux : le feu vert des élus écologistes pour un projet moins dense

Trop consommateur d’espaces perméables (non construits), l’ancien projet d’aménagement de l’ancienne clinique Trarieux a été remis à plat à la demande des écologistes. Une nouvelle mouture a été présentée ce lundi matin lors d’une visite de ce site très vert, situé dans le quartier de Montchat, qui suscite beaucoup de débats. En présence du maire de Lyon qui salue la faible artificialisation des sols.

L’équation n’était pas facile à résoudre. Bâtir un projet immobilier dans un site exceptionnel sans accroître l’artificialisation des sols et respecter ainsi des engagements de campagne… L’opération engagée au cours du précédent mandat sur les terres de l’ancienne clinique Trarieux, s’annonçait donc très délicate pour les élus écologistes en place, tant le site est sensible. D’un côté la Mutualité Française, propriétaire des lieux qui, après avoir fermé la clinique, souhaite lancer une opération immobilière avec ADIM, filiale de Vinci Construction France. De l’autre les habitants et notamment ceux du collectif J’aime Montchat très attachés à ce tènement qu’ils souhaitent voir rester vert, et qui ne voit pas arriver ce projet d’un très bon œil. C’est dans ce contexte que le projet initial a été ré-étudié pour aboutir à une nouvelle intention. Déposé, le permis de construire n’est pas encore signé.

Aucun bâtiment ne sera construit sur ce petit tertre à la vue inédite.   Photo Progrès /Aline DURET
Aucun bâtiment ne sera construit sur ce petit tertre à la vue inédite.   Photo Progrès /Aline DURET
 L’ancien bâtiment de la clinique sera réhabilité, indique Laurent Putzu directeur d’ADIM Lyon.   Photo Progrès /Aline DURET
L’ancien bâtiment de la clinique sera réhabilité, indique Laurent Putzu directeur d’ADIM Lyon.   Photo Progrès /Aline DURET
 Les promoteurs du projet et les élus venus visiter le site. L’occasion de découvrir le projet remanié, conçu par les architectes lyonnais Dumetier design.   Photo Progrès /Aline DURET
Les promoteurs du projet et les élus venus visiter le site. L’occasion de découvrir le projet remanié, conçu par les architectes lyonnais Dumetier design.   Photo Progrès /Aline DURET
 Devant l’entrée de l’ancienne clinique mutualiste construite en 1932, les promoteurs du projet et les élus venus visiter le site.   Photo Progrès /Aline DURET
Devant l’entrée de l’ancienne clinique mutualiste construite en 1932, les promoteurs du projet et les élus venus visiter le site.   Photo Progrès /Aline DURET
 Le site de l’ancienne clinique est exceptionnel. Les promoteurs du projet veulent en préserver la biodiversité.   Photo Progrès /Aline DURET
Le site de l’ancienne clinique est exceptionnel. Les promoteurs du projet veulent en préserver la biodiversité.   Photo Progrès /Aline DURET
 Le bâtiment historique de l’ancienne clinique sera réhabilité par les architectes de l’Atelier 127 pour y abriter des logements.   Photo Progrès /Aline DURET
Le bâtiment historique de l’ancienne clinique sera réhabilité par les architectes de l’Atelier 127 pour y abriter des logements.   Photo Progrès /Aline DURET
 Le bâtiment "historique" au style art déco de l’ancienne clinique Trarieux sera réhabilité pour abriter des logements. Le projet prévoit la construction de quatre petits immeubles neufs.   Photo Progrès /YAM Studio
Le bâtiment "historique" au style art déco de l’ancienne clinique Trarieux sera réhabilité pour abriter des logements. Le projet prévoit la construction de quatre petits immeubles neufs.   Photo Progrès /YAM Studio
Aucun bâtiment ne sera construit sur ce petit tertre à la vue inédite.   Photo Progrès /Aline DURET  L’ancien bâtiment de la clinique sera réhabilité, indique Laurent Putzu directeur d’ADIM Lyon.   Photo Progrès /Aline DURET  Les promoteurs du projet et les élus venus visiter le site. L’occasion de découvrir le projet remanié, conçu par les architectes lyonnais Dumetier design.   Photo Progrès /Aline DURET  Devant l’entrée de l’ancienne clinique mutualiste construite en 1932, les promoteurs du projet et les élus venus visiter le site.   Photo Progrès /Aline DURET  Le site de l’ancienne clinique est exceptionnel. Les promoteurs du projet veulent en préserver la biodiversité.   Photo Progrès /Aline DURET  Le bâtiment historique de l’ancienne clinique sera réhabilité par les architectes de l’Atelier 127 pour y abriter des logements.   Photo Progrès /Aline DURET  Le bâtiment "historique" au style art déco de l’ancienne clinique Trarieux sera réhabilité pour abriter des logements. Le projet prévoit la construction de quatre petits immeubles neufs.   Photo Progrès /YAM Studio

Ainsi, tous les partenaires semblent être tombés d’accord sur un projet prévoyant la réalisation de 144 logements (dont 35 % de logements sociaux) via la réhabilitation du bâtiment « historique » de la clinique et la construction de « quatre petits immeubles neufs ». Un « dialogue constructif a permis d’améliorer de façon significative le projet initial en le rendant mois dense et plus vertueux d’un point de vue environnemental et sociétal », indiquent conjointement le propriétaire et le promoteur. Même enthousiasme du côté des élus.

Un projet remis à plat

Véronique Dubois-Bertrand, maire du 3e, évoque « une ouverture d’esprit » qui a conduit à produire un projet plutôt équilibré et non bétonné. Raphaël Michaud, adjoint au maire de Lyon en charge de l’Urbanisme, salue « un projet exemplaire sur la méthode », celle du dialogue « pour améliorer la qualité architecturale et environnementale des bâtiments ». Pour Grégory Doucet, les responsables du projet ont fait preuve « d’une capacité de remise en question remarquable ».

En novembre, le maire de Lyon demandait une remise à plat du projet pour respecter le zéro artificialisation des sols promis pendant la campagne électorale. « C’était un point clé » assure-t-il. Bon, le zéro ne sera pas atteint mais le taux serait ramené à moins de 2 %. « La première mouture du projet prévoyait une imperméabilisation des sols à hauteur de 63 %, nous inversons la tendance, le projet sera perméable à 63 % alors même que les logements sortent de terre ».

La solution ? De constructions nouvelles qui viendront très majoritairement se poser sur des immeubles existants voués à disparaître et plus de 6 000 mètres carrés de voiries et de parkings qui seront supprimés pour laisser place à des espaces de pleine terre…. Pas sûr que cela suffise à convaincre les plus réticents.

Aline DURET

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