Lyon 5e 1,3 million d’euros pour restaurer l’église Saint-Irénée

L’église Saint-Irénée et le calvaire, élevé en 1687.  Photo d’archive Progrès /Pierre AUGROS
L’église Saint-Irénée et le calvaire, élevé en 1687.  Photo d’archive Progrès /Pierre AUGROS
L’église Saint-Irénée et le calvaire, élevé en 1687.  Photo d’archive Progrès /Pierre AUGROS

Le « très attendu » projet de restauration de l’église Saint-Irénée située rue des Macchabées, a reçu un avis favorable et unanime des élus de l’arrondissement. Cette « opération d’envergure » vise à rénover façades, crypte, vitraux de cet édifice, classé au titre des Monuments Historiques depuis 1862.

C’est bien « une opération d’envergure » que l’on s’apprête à lancer, sur cet édifice de la rue des Macchabées, classé au titre des Monuments Historiques depuis 1862. Mais aussi « très attendue ». L’église Saint-Irénée dont la naissance serait étroitement liée aux débuts du Christianisme, remaniée à maintes reprises -sa physionomie actuelle date du XIXe  siècle - accuse en effet de sérieux signes de faiblesse. Et c’est à l’occasion du conseil d’arrondissement, que l’assistance a pu entendre Philippe Carry, adjoint en charge du Patrimoine, énumérer la longue liste des travaux qu’il convient d’entreprendre dans le cadre de ce projet de restauration.

Une restauration, qui concerne la crypte, dont il faudra régler les problèmes d’humidité, la façade principale, le mur de clôture ainsi que le porche principal, les vitraux et enfin les 12 médaillons peints situés à l’intérieur. Un nouvel éclairage devrait être installé afin de mettre en valeur des éléments intérieurs remarquables de l’édifice. Le coût total de ces travaux est estimé à 1,3 million d’euros, précise l’élu. Sa réalisation sera confiée au cabinet Croisée d’Archi, basé à Saint-Chamond (Loire).

Et le calvaire ?

Cet imposant chantier qui figure dans le plan d’équipement pluriannuel de la ville de Lyon, présenté et adopté il y a quelques semaines, a été retenu dans le cadre de la 4e Convention patrimoine État/Ville de Lyon (2019-2024), qui permet aux deux partenaires d’associer leurs moyens financiers et leurs compétences pour ce type d’ouvrage.

« C’est important pour soulager les finances de la Ville » dira Jean-Dominique Durand l’ancien adjoint au maire de Lyon en charge du Patrimoine qui demande aussi des nouvelles d’un autre ouvrage, le calvaire élevé dans l’enclos de l’église dont l’état de conservation est préoccupant. « Beaucoup d’associations s’y intéressent, admet Philippe Carry. Mais pour la restauration de ce patrimoine qui, au-delà de la dimension religieuse, appartient à tous, il faudra, assure-t-il plus de moyens et de temps ».

A.DU

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