Villeurbanne L’école Hatikva fait appel aux dons pour continuer à exister

Hatikva, l'école de l'autonomie pour enfants différents, a été créée par Alain Partouche Photo Progrès/Yannick PONNET
Hatikva, l'école de l'autonomie pour enfants différents, a été créée par Alain Partouche Photo Progrès/Yannick PONNET
Ilan et Chantal Partouche  Photo fournie par Hati kva
Ilan et Chantal Partouche  Photo fournie par Hati kva
Hatikva, l'école de l'autonomie pour enfants différents, a été créée par Alain Partouche Photo Progrès/Yannick PONNET Ilan et Chantal Partouche  Photo fournie par Hati kva

Hativka (espoir en hébreu) accueille des personnes porteurs de troubles du neuro-développement - des enfants mais aussi des adolescents et des adultes -, et leur permet d’avoir accès à une insertion sociétale et professionnelle.

En 2019 et 2020 , Ilan Partouche, fils du fondateur, lançait un appel pour récolter des dons et assurer la pérennité de l’école Hatikva, créée en 2003 par Alain Partouche et reprise avec force par Chantal Partouche. Son appel avait été alors entendu et les fonds récoltés avaient permis à la structure de vivre deux ans. Mais ce type d’établissement coûte cher et l’association Comme les autres qui la porte ne peut plus à nouveau en assurer la pérennité.

Aucune aide publique

« Aujourd’hui, nous sommes à la recherche de fonds et de subventions de la Région, explique Ilan. J’ai remis dernièrement au ministre Blanquer une demande en expliquant en quoi notre projet était innovant, unique et apportait espoir aux enfants et enlevait de la souffrance aux familles. En tant qu’établissement hors contrat, nous ne bénéficions d’aucune aide publique. Or, les frais de scolarité ne couvrent que très partiellement les coûts de fonctionnement de l’école. Pour être transparent, chaque enfant nous « coûte » 1 800 €/mois, dont 400 € financés par les parents.

Le delta provient des mécènes, des dons – fiscalement déductibles… Nous employons onze personnes de l’équipe pédagogique. Dix autres sont bénévoles. La direction, soit ma mère et moi-même, le sommes également. »

La Préfecture leur a permis récemment de collecter la taxe d’apprentissage, « mais malheureusement cela ne suffit pas ». Ainsi, Ilan a lancé une campagne de dons ces 24, 25 et 26 mai.

« Nous aimerions répondre à plus de demandes, nous en avons actuellement 150 en attente »

Au sein d’Hatikva, chaque personne a un projet personnel et un suivi dédié d’accompagnement. « Plus tôt nous stimulons un enfant atteint de troubles, au mieux il se développe. Nous accueillons aujourd’hui quarante personnes, alors que nos installations nous permettraient d’en accueillir le double… mais nos moyens financiers ne nous le permettent pas.

Nous aimerions répondre à plus de demandes, nous en avons actuellement 150 en attente. Nous manquons de fonds, de donateurs mensuels qui nous aident. Si cette campagne ne réussit pas, il nous faudra prendre des décisions drastiques et fermer des pôles. Ces enfants iront dans des structures pas forcément adaptées. Or nous ne voulons pas qu’ils finissent sur « les trottoirs de la République », pour reprendre une expression de mon père.

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