Métropole de Lyon «Chassons la peur de nos rues»: Marin revient pour la première fois sur son agression

Capture d'écran Facebook
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Marin Sauvajon avait été violemment frappé à l’arrêt de bus devant la gare de la Part-Dieu à Lyon parce qu’il défendait un couple qui s’embrassait, le 11 novembre 2016. Laissé pour mort, il se bat depuis pour sa rééducation et évoque pour la première fois cet événement qui a fait basculer sa vie.

L’histoire de Marin avait ému la France entière. Agressé, frappé à coups de béquille pour avoir défendu un couple dans la rue. Marin Sauvajon avait été gravement blessé par son agresseur, puis plongé dans le coma.

Depuis ce jour, il se bat pour retrouver ses facultés et donne de ses nouvelles de temps en temps via la page Facebook Je soutiens Marin (200.000 fans), qui avait été lancée juste après l’incident.

« Ce n’était pas du courage mais de l’indignation »

C’est par ce biais que Marin évoque pour la première fois, ce dimanche 11 avril, ce jour funeste. « Ce n’était pas du courage mais de l’indignation », affirme-t-il, dans une petite capsule vidéo destinée à promouvoir la campagne de sensibilisation de La Tête haute, association créée par lui et sa mère, Audrey.

« Quand j’ai vu cette femme avoir peur à l’arrêt de bus, je me suis dit que ça pourrait être ma mère, ma sœur, ma copine et pour ça, j’ai voulu intervenir », poursuit Marin.

Décoré de la Légion d'honneur

« C’est en s’entraidant que tous ces drames quotidiens pourraient être évités. En sollicitant des gens, en levant les yeux de son téléphone. Ensemble, chassons la peur de nos rues », lance Marin, dans un plaidoyer pour le vivre ensemble, pour continuer à « être libre de parler, de se balader, de rire avec ses amis ».

Un message de paix et d'espoir pour celui qui avait été décoré de Légion d'honneur par Emmanuel Macron en mars 2019 et même reçu, en avril 2018, par le Pape François, au Vatican.

H. Po.

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