Rhône Villeurbanne : à 42 ans, il vit confiné depuis un an et il ne sort pas

Nicolas, en plein syndrome de la cabane, ne veut plus sortir de chez lui.  Photo Progrès / Laurence Fischer
Nicolas, en plein syndrome de la cabane, ne veut plus sortir de chez lui.  Photo Progrès / Laurence Fischer

A l’annonce du premier confinement l’année dernière, Nicolas* se confine dans son appartement des Charpennes, comme tout le monde. Mais le 11 mai, alors que le pays était libéré, Nicolas est resté chez lui… où il se trouve toujours.

À 42 ans, Nicolas vit seul. S’il ne fait pas partie des personnes dites fragiles, il a choisi de ne prendre aucun risque. « Je fais mes courses en ligne la plupart du temps, je fais attention aux emballages ensuite », explique-t-il. Ses seules sorties de l’année ont été pour faire quelques courses dans des magasins spécialisés, assurer des rendez-vous médicaux qui ne pouvaient pas se faire à distance (dentiste et ostéopathe) et un rendez-vous chez le coiffeur. « Il m’arrive aussi de sortir prendre l’air très tôt le matin, je ne croise pratiquement personne vers 6 h du matin. Mais cet hiver, il faisait trop froid pour des balades. »

« Cela ne m’amuse pas de voir mes proches avec un masque et de me tenir loin d’eux »

Il a choisi ce mode de vie qui en étonne plus d’un, pour (se) protéger. « Quand je vois des gens, je porte un masque, et souhaite qu’eux aussi. Mais, ça ne m’amuse pas de voir mes proches avec un masque et de me tenir loin d’eux. En plus, j’ai du mal à concevoir une soirée où l’on boit et mange et gardons un masque et des distances. Ainsi, je préfère ne pas m’imposer de contraintes et ne voir personne. Je suis resté à Villeurbanne pour les fêtes de fin d’année, n’ai vu ni famille ni amis. »

Nicolas travaille depuis chez lui. Il assure beaucoup communiquer avec ses collègues, pour maintenir un lien. « Je travaille beaucoup, à 100 % en télétravail. Mon métier le permet : je travaille pour une entreprise du numérique. Le soir, je lis ou regarde des films, des émissions. Le temps passe vite. »

« Je me déconfinerai quand le virus se confinera »

Et pour les rencontres amoureuses ? « Je discute sur des applications de rencontres. Mais ça ne va pas bien loin, étant donné que je ne suis pas encore prêt à rencontrer les femmes physiquement. J’ai conscience d’avoir le syndrome de la cabane, Il est vrai que je ne sors pas beaucoup depuis un an, mais j’estime que la santé, la mienne et celle des autres, passe avant tout. Je me déconfinerai quand le virus, lui, se confinera. »

*C’est un prénom d’emprunt ** cet échange s’est fait en ligne

Laurence Fischer

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