Lyon A la fois "plante-sitter" et "broc-planteur", ce Lyonnais a créé la Société protectrice des Végétaux

Nicolas Talliu dans sa serre.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Nicolas Talliu dans sa serre.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Photo Progrès /David TAPISSIER
Photo Progrès /David TAPISSIER
Nicolas Talliu dans sa serre.  Photo Progrès /David TAPISSIER Photo Progrès /David TAPISSIER

Depuis quelques jours, Nicolas Talliu rachète, soigne et revend à des tarifs préférentiels des plantes d’intérieur et d’extérieur au cœur du 7e arrondissement. À la fois «plante-sitter» et «broc-planteur», le Lyonnais, créateur de la SPV, répond à une demande grandissante. Explications.

« Au départ, je souhaitais travailler avec les animaux… C’est la vie ! Sauf que dans les métiers de l’agriculture, il faut des terres et ma famille n’en avait pas. Mais au fur et à mesure que j’avançais, je me suis rendu compte que les plantes, c’est aussi la vie. Du coup, j’ai réfléchi à faire avec les plantes, ce que l’on fait avec les animaux… » Dans sa petite serre, au cœur des 300 mètres qu’il gère à côté de la Halle Girondins, dans le 7e , Nicolas Talliu est heureux. Dans ce petit espace, il est parvenu à réaliser son rêve : être à la fois gardien, mais aussi soigneur mais surtout, comme la SPA le fait avec les animaux , il parvient peu à peu à bonifier les rapports entre les humains et les plantes.

Après une scolarité faite entre la Côte-Saint-André, Chambéry et Genève autour de l’aménagement puis l’architecture du paysage, il multiplie les expériences. Systématiquement, il constate la confrontation entre la nature et la ville. « On y développe de plus en plus l’agriculture, mais quid des plantes ? Il y avait la place pour ça et j’ai décidé de défendre le végétal en ville » explique-t-il.

Acheter une plante, ce n’est pas écologique

Travaillant chez un pépiniériste, il constate également qu’acheter une plante, ce n’est pas écologique. « Elles viennent de l’autre bout du monde, sont souvent peu ou pas acclimatée à la ville et les acheteurs ne savent pas les entretenir… » poursuit-il. « Il faut penser local et changer les habitudes. Par exemple, on peut bouturer pour en proposer des « locales » ! »

De plus les pépiniéristes se retrouvent avec des plantes d’intérieurs ou d’extérieurs, non achetées et parfois fatiguées… et ils les jettent. « En fait, je suis parti du principe que si une plante ne se plaît pas chez quelqu’un, elle peut se plaire chez quelqu’un d’autre ! Et comme à la SPA, je les récupère, les rachète, je fais des avoirs pour les particuliers, les retape et les remets en vente. Je suis devenu un broc-planteur ! »

Dépassé par le succès

Un deuxième marché qui satisfait tout le monde… Le week-end dernier, il a été dépassé par son succès, réalisant en un week-end le chiffre d’affaires d’un mois. « Le marché existe, mais il faut sensibiliser le public. Acheter des plantes de second main, moins chères, pas toujours très belles au départ mais qui peuvent s’épanouir et rendre son propriétaire heureux. La SPA le fait à sa manière… c’est aujourd’hui le but de la SPV ! » conclut-il.

SPV, 14 rue Crépet à Lyon 7e. Ouvert de 10 à 17 heures. Site internet : www.societeprotectricedesvegetaux.com

David TAPISSIER

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