LYON 3e À la Part-Dieu, un nouvel hectare de nature à deux pas de la gare

Le site placé devant l’immeuble Orange Lumière qui vient d’être réhabilité, ici, en octobre dernier.  Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
Le site placé devant l’immeuble Orange Lumière qui vient d’être réhabilité, ici, en octobre dernier.  Photo Progrès /Richard MOUILLAUD

L’arrivée d’un nouvel espace vert à la Part-Dieu, de l’autre côté des voies ferrées, à deux pas de la gare est-elle à ce point attendue ? La participation, des citoyens et des habitants du parc, lors d’une réunion d’information organisée ce mercredi sur le projet d’extension de l’esplanade Mandela, indiquerait qu’il y aurait comme un manque.

Pas loin de deux cents participants ont pu prendre connaissance, ce mercredi soir, du projet qui vise à agrandir l’esplanade Mandela dans une portion placée entre l’avenue Félix-Faure et la rue Paul-Bert. Soit 17 000 mètres carrés supplémentaires laissés à la nature. Enfin presque. Soit « un seul paysage réunissant les trois secteurs que sont le square Alban-Vistel, l’esplanade Mandela et cette petite pointe nord », explique Claire Trapenard, paysagiste dont l’agence D’ici là est en charge de l’aménagement. « On est saturé de béton et d’immeubles de grande hauteur, on porte beaucoup d’espoir sur ce parc » lance un riverain qui, au fond, résume la situation.

Offrir au public un îlot de fraîcheur

Nous sommes dans le secteur Dauphiné-Villette, pas très loin de la gare. De quoi est-il question dans ce lieu traversé tout de même par une ligne de tramway et par l’avenue Félix-Faure ? Il s’agit bien, et en dépit de ces contraintes, « d’offrir au public un îlot de fraîcheur », indique Adélie Berthet chargée d’opérations à la SPL Lyon Part-Dieu qui pilote le projet, mais aussi de « retrouver une continuité piétonne », de « proposer des pratiques sportives au plus grand nombre » et de « créer une identité » au site pour l’instant morcelé. « Un projet emblématique de la Part-Dieu, dira Véronique Dubois-Bertrand, maire de l’arrondissement, avec plus de nature et de services dédiés aux habitants ».

 Le projet d’extension conçu par les paysagistes de l’agence D’ici Là, à la pointe Nord, autour de l’avenue Félix-Faure au centre, qui traverse le site.   Photo Progrès /Agence D’ici Là
Le projet d’extension conçu par les paysagistes de l’agence D’ici Là, à la pointe Nord, autour de l’avenue Félix-Faure au centre, qui traverse le site.   Photo Progrès /Agence D’ici Là
 Le site est placé au pied du nouvel immeuble Orange Lumière. À proximité, la ligne de tramway et le bâtiment qui abrite les archives départementales et métropolitaines.   Photo Progrès /Aline DURET
Le site est placé au pied du nouvel immeuble Orange Lumière. À proximité, la ligne de tramway et le bâtiment qui abrite les archives départementales et métropolitaines.   Photo Progrès /Aline DURET
 Le projet d’extension conçu par les paysagistes de l’agence D’ici Là, à la pointe Nord, autour de l’avenue Félix-Faure au centre, qui traverse le site.   Photo Progrès /Agence D’ici Là  Le site est placé au pied du nouvel immeuble Orange Lumière. À proximité, la ligne de tramway et le bâtiment qui abrite les archives départementales et métropolitaines.   Photo Progrès /Aline DURET

Des rencontres avec les habitants entre mars et mai

La nature, c’est la base de cet aménagement qui comporte une esplanade centrale, conçue comme un lieu de rencontre et doté d’un miroir d’eau, une promenade de 13 mètres de large sur 500 mètres de long et toutes sortes de « pièces » que sont le jardin pédagogique, le parc sportif ou encore la prairie.

« Il convient d’en définir les usages », indiquent les aménageurs, d’où la concertation mise en place entre mars et mai qui prendra la forme de promenades urbaines et de conversations de rue. « L’idée est d’aller à la rencontre des habitants », disent-ils.

Et il faudra encore du temps, « beaucoup de temps », dira un riverain, le début des travaux  étant annoncé pour 2023, pour une livraison prévue en 2024. Enfin pas tout à fait. « On envisage d’anticiper les plantations », révèlent les paysagistes, peut-être dès cet automne. Le coût de cette opération est estimé à 6 millions d’euros.

Aline DURET

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