Lyon La Ville veut en savoir plus sur les trottinettes

En octobre 2019, 97 trottinettes et 21 vélos avaient été récupérés dans la darse de la Confluence et aux abords de la Saône.  Photo archives David TAPISSIER
En octobre 2019, 97 trottinettes et 21 vélos avaient été récupérés dans la darse de la Confluence et aux abords de la Saône. Photo archives David TAPISSIER

La municipalité vient de lancer un marché public pour mesurer les impacts sur l’environnement de ce nouveau mode de déplacement en libre-service. Explications.

La ville de Lyon lance la création d’un millier d’espaces de stationnement pour les trottinettes afin qu’elles ne jonchent plus les trottoirs. Cela n’empêche pas la municipalité de se poser bien des questions sur ce nouveau mode de déplacement « présenté par les opérateurs gestionnaires comme un mode de déplacement écologique », comme elle le dévoile dans un appel d’offres lancé ce mardi. Entre durée de vie réduite des engins, recharge des batteries par des « chargeurs » qui viennent récupérer les trottinettes dans des camionnettes diesel, pollution des cours d’eau puisque beaucoup finissent dans le Rhône et la Saône, recyclage, les écologistes ont du mal à acheter cette vision idyllique du procédé.

Alors, pour se faire une idée complète de la situation, ils souhaitent faire « mesurer pleinement l’apport et les impacts réels environnementaux comme sociétaux de ce mode de déplacement ».

Mesurer pleinement l’apport et les impacts réels environnementaux

L’usage de ces trottinettes électriques en libre-service sera étudié (profils des utilisateurs, typologie des trajets, intermodalité, etc.) mais aussi leur substitution à d’autres moyens de déplacements (marche, transports en commun, voiture, moto, vélo), ce qui permettra d’évaluer les éventuels bienfaits sur la qualité de l’air (particules fines, oxyde d’azote). S’agissant de l’autonomie de la batterie, les données des constructeurs mais aussi « l’autonomie réelle à Lyon » seront balancées.

Avec quelle finalité ? L’objectif de cette étude d’un coût maximum de 40 000 euros (HT) est « d’identifier des solutions pour tendre vers une réduction des impacts environnementaux ou l’optimisation du caractère vertueux de ces services, le cas échéant ».

On se souvient que durant l’été 2020, l’ancienne équipe aux manettes, après avoir laissé les opérateurs multiplier leurs flottes sur l’espace public, en sélectionnait finalement deux (Dott et Tier Mobility) pour une période de 2 ans avec 2 000 engins au maximum pour chacun d’entre eux. L’étude devrait durer neuf mois.

S.M.

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