Rhône Circulation à Lyon : ce que le confinement a changé

Lyon est la ville la 7e ville la plus embouteillée de France, la 113e au niveau mondial sur 416 villes analysées par l’Index Traffic TomTom. Ici les « méga-bouchons » du 29 octobre dernier.  Photo Joel PHILIPPON
Lyon est la ville la 7e ville la plus embouteillée de France, la 113e au niveau mondial sur 416 villes analysées par l’Index Traffic TomTom. Ici les « méga-bouchons » du 29 octobre dernier. Photo Joel PHILIPPON

Avec deux confinements et des mesures de couvre-feu, l’année 2020 n’a pas été une année comme les autres sur les routes. Le trafic, comme partout ailleurs, a nettement baissé dans l’agglomération lyonnaise. Le taux de congestion a chuté de 17 % en un an.

Selon le 10e rapport annuel de  l’Index Traffic TomTom publié ce 13 janvier, à Lyon, le taux de congestion est passé de 30 % en 2019 à 25 % en 2020, soit une baisse de 17 % (contre 14 % en moyenne au niveau national).

La diminution est encore plus impressionnante aux heures de pointe (-24 %). Lyon descend d’une place au classement des villes les plus embouteillées. Elle est désormais septième derrière Paris, Marseille, Bordeaux, Grenoble, Toulon et Nice.

Un étalement des déplacements

« Le Covid-19 a été un arrêt brutal à la croissance continuelle de la congestion. On peut souhaiter que ce soit le début d’une marche en avant pour de nouveaux comportements », confie au Progrès Vincent Martinier, directeur de la communication de l’opérateur GPS qui publie chaque année ce palmarès.

S’il y a eu une baisse globale de la circulation en 2020, il y a aussi un étalement des déplacements au fil de la journée. Vincent Martinier cite plusieurs raisons : le boom du télétravail, les horaires de bureau décalés ou encore le développement du vélo ou de la marche. « Les villes ont mis en place une mobilité douce de façon beaucoup plus rapide que ce qui avait été fait sur ces dernières années ».

Mais a-t-on vraiment changé nos comportements ? Il est encore trop tôt pour le dire. En septembre 2020 par exemple, le taux de congestion avait retrouvé son niveau de 2019 à 31 %.

Un 29 octobre noir

Le mois d’avril 2020 a été le plus calme sur les routes lyonnaises avec un taux de congestion moyen de 3 %. À titre de comparaison les trois années précédentes, c’est le 15 août qui avait été le moins embouteillé avec un taux de 8 %.

« À plusieurs reprises lors du confinement, le niveau de congestion était de 0, soit un trafic totalement fluide sur l’ensemble des axes » souligne Vincent Martinier. Cela s’est notamment produit 5 dimanches en mars-avril.

À l’inverse, vous vous souvenez du 29 octobre dernier ? Cette journée, veille du second confinement, a été la pire de l’année. « La congestion est montée à 62 % avec un pic à 18 heures où on était à 140 % d’index. On avait atteint 450 km de bouchons à cette heure. Pour une heure de trajet, il fallait rajouter une heure et demie de temps de parcours » insiste Vincent Martinier.

Mais Lyon ne fut pas une exception. 23 des 25 villes françaises suivies par l’index TomTom ont vécu la même situation ce jour-là.

34 heures de moins dans les bouchons

En moyenne, sur un trajet de 30 minutes aux heures de pointe, un automobiliste lyonnais perdait 19 minutes le matin et autant le soir dans les bouchons en 2019. Sur une année de travail, cela représentait 142 heures, soit 5 jours et 22 heures ! En 2020, vous n’avez perdu « que » 108 heures dans les bouchons, soit 4 jours et demi.

Anne-Laure WYNAR

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