Saint-Priest | Économie Retardé mais bien lancé, le centre de formation de la SNCF sort de terre

42 millions d’investissement, 288 élèves… les chiffres du projet donnent le tournis.  Photo Progrès /Cyrille SEUX
42 millions d’investissement, 288 élèves… les chiffres du projet donnent le tournis.  Photo Progrès /Cyrille SEUX

Touché par la crise sanitaire, le chantier du centre de formation de la SNCF a toutefois bien avancé rue Pierre-Semard, à Saint-Priest. Son ouverture est attendue pour 2022. Près de 300 étudiants y sont attendus.

L’annonce de sa création avait fait son petit effet début 2019. La SNCF allait construire à deux pas de la gare de Saint-Priest un centre de formation ultramoderne, l’un des trois seuls de ce type en France, avec ceux de Paris et Bordeaux. Son ouverture était annoncée pour 2021 et les chiffres avancés donnaient un brin le tournis.

Alors que le technicentre tout aussi novateur de la SNCF était sur le point d’ouvrir à seulement quelques kilomètres, à Vénissieux , la SNCF annonçait un investissement de 42,5 millions d’euros pour l’implantation de ce fleuron de la société à Saint-Priest.

 13 000 m² de bâtiments s’étendront rue Pierre-Semard, à quelques encablures de la gare. Photo Progrès /Cyrille SEUX
13 000 m² de bâtiments s’étendront rue Pierre-Semard, à quelques encablures de la gare. Photo Progrès /Cyrille SEUX

À quand l’ouverture ?

Une dynamique toujours d’actualité. Malgré la crise sanitaire et son impact économique, le béton a coulé. « Comme tous les autres projets, on a bien eu quelques petits ratés de calendrier mais tout cela a quand même avancé, confiait Thomas Allary, directeur régional Auvergne-Rhône-Alpes de la SNCF cet automne. Les travaux devraient se terminer à la fin de l’été (2021, Ndlr) et on devrait ouvrir au printemps 2022… Sinon rien n’a changé. »

Quelques mois de retard donc par rapport au projet initial , un petit hoquet pour une histoire qui devrait donc aboutir à l’arrivée d’un mastodonte sur le secteur.

 Plateau technique, bâtiment dédié à l’enseignement, logements, lieu de restauration… c’est un petit campus qui est en train de sortir de terre. Photo Progrès /Cyrille SEUX
Plateau technique, bâtiment dédié à l’enseignement, logements, lieu de restauration… c’est un petit campus qui est en train de sortir de terre. Photo Progrès /Cyrille SEUX

De l’animation en perspective

13 000 m² de bâtiments destinés à l’université vont sortir de terre. 6 700 m² seront destinés au logement, 740 m² à la restauration et 5 560 m² pour les salles de formation. Un ensemble auquel il faut ajouter 6 135 m² pour des plateaux techniques. Voilà pour le bâti.

Le projet devrait aussi particulièrement animer le quartier. Venus de tout l’Hexagone, 288 stagiaires par jour seront ainsi formés par 61 personnes dans ce centre qui correspond à la fusion de neuf centres d’enseignement. Un petit campus du réseau ferré en soi. La maintenance mais aussi les techniques de gestion du réseau (aiguillage etc.) y seront notamment enseignées. Un atout indéniable dans la vitrine d’une commune qui continue ainsi à faire fructifier son attractif gisement de foncier unique dans la Métropole.

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