Lyon Darse de Confluence : la Fiancée du Pirate toujours à quai

Aurélie Angélot et Rose, démarrent l’année hors de la Darse, derrière la capitainerie. Photo Progrès /David TAPISSIER
Aurélie Angélot et Rose, démarrent l’année hors de la Darse, derrière la capitainerie. Photo Progrès /David TAPISSIER

Depuis leur départ de la darse de Confluence, les habitants de la péniche la Fiancée du Pirate Aurélie et Angelot n’ont pas bougé : ils sont toujours installés quai du Rhône à quelques encablures de la capitainerie. Et s’ils ont une solution pour 2022, ils sont toujours dans l’expectative pour ce début d’année 2021…

« Bonjour Madame la Fiancée »… depuis des semaines, Aurélie est reconnue dans le quartier de Confluence. Elle est tout comme Angelot ou leur fille Rose, clairement associée au bateau qui revient s’amarrer, durant l’hiver, du côté de la pointe Lyonnaise. Sauf que cette année, pour la première fois, ils sont installés en toute illégalité quai du Rhône…

Retour en arrière. Depuis la création de la Darse 2011, les bateaux normalement interdits, étaient tolérés durant la période hivernale au cœur de Confluence. On en dénombrait une quinzaine la première année, mais leur nombre a progressivement diminué, s’élevant seulement à cinq l’an passé. Depuis le début de l’hiver, ils ne sont que deux à demander de rester, comme les autres années, acceptant sans souci, de payer la redevance hivernale et leur consommation en électricité. Sauf que la municipalité a changé… et que les Écologistes ont mis fin à la tolérance.

Solidarité des habitants

« On a décidé d’arrêter de nous battre contre la Métropole, même si la qualification de « caprice de deux familles de bobos » de l’élu Pierre Athanaze est très mal passée », explique Aurélie. « La situation est inconfortable et périlleuse à cause des crues et de la météo, mais nous n’avons jamais dit que nous étions dans le besoin ! Nous sommes inquiets et c’est légitime, notamment car notre fille est scolarisée à proximité. Désormais nous avons du chauffage grâce au soutien d’autres bateaux… »

Après l’intervention de Julien Courbet sur RTL en leur faveur, ils ont décidé de rester à leur emplacement, en attendant de bouger à la fin de l’année scolaire. « Ce que l’on retient de cette histoire, c’est la solidarité des habitants du quartier : certains ont partagé la pétition, d’autres nous ont proposé de nous loger et même de garder si besoin notre petite fille. En 2022, nous avons une place à Anse, une fois que le port sera terminé. Mais pour le moment, on continue de chercher une solution qui convienne à tous… »

David TAPISSIER

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