lyon | Mobilité Véhicule électrique : Lyon, au pas de charge ?

À Confluence, une des sept stations lyonnaises déjà estampillée Izivia  Photo Progrès /David TAPISSIER
À Confluence, une des sept stations lyonnaises déjà estampillée Izivia  Photo Progrès /David TAPISSIER

Précurseur, puis pauvre qualitativement en bornes de recharge électrique, Lyon -mais aussi la couronne métropolitaine- devrait passer progressivement la vitesse supérieure. Aujourd’hui, sept stations sont en service, soit 14 bornes et 28 points de charge… même si ça prend du temps.

Lyon, ville de la voiture électrique ? En 2014, avec le lancement de Bluely, tout portait à le croire… Deux ans plus tard, Lyon était d’ailleurs la ville qui possédait le plus de bornes de recharge. Sauf que concrètement, année après année, l’électrique ne décolle pas et la voiture est de plus en plus décriée dans la capitale rhodanienne. En 2020, Trouver une borne rapide -et qui fonctionne- ou une place de parking libre à Lyon relève de la gageure, et la capitale rhodanienne est toujours une des villes de France où il est le plus difficile de circuler avec un taux de bouchon de 30 %. Plus que l’électrique, c’est la voiture qui est remise en cause et le vélo et la trottinette s’imposent peu à peu comme de véritables alternatives aux transports en commun pour circuler en centre-ville.

 Une des stations Bluely aujourd’hui hors d’usage qui attend d’être transformée ou démontée…   Photo Progrès /David TAPISSIER
Une des stations Bluely aujourd’hui hors d’usage qui attend d’être transformée ou démontée…   Photo Progrès /David TAPISSIER

Et comme s’il y avait besoin de s’en convaincre un peu plus, le service d‘autopartage Bluely a cessé de fonctionner depuis le 31 août. Du coup, 51 stations et 500 bornes de recharge réparties sur la Métropole de Lyon et dix communes avoisinantes ont cessé de fonctionner et certaines ont commencé à être démantelées. Le service d’autopartage a également quitté Bordeaux, où il était aussi implanté.

170 bornes prévues par la Métropole… mais du retard

La fin de l’électrique à Lyon ? Pas tout à fait car la Métropole continue de croire aux vertus de l’électrique. En 2018, elle a lancé un appel à projet pour un développement des bornes de rechargement des véhicules électriques. C’est Izivia, une filiale d‘EDF, qui a été choisi pour l’installation des infrastructures, la gestion et l’exploitation des bornes. « Un projet d’envergure » précise-t-on du côté de la Métropole. « 170 bornes étaient prévues au départ dont 48 à Lyon et le déploiement a commencé. Aujourd’hui sept stations sont déjà en service, ce qui représente 14 bornes et 28 points de charge. Nous avons pris du retard à cause du confinement mais quatre autres stations sont en cours de construction ».

Mais qu’est ce qui change pour l’utilisateur ? « La nouveauté, c’est que les points de charges ont évolué : Bluely proposait du 3,5 kWh soit une charge lente. Les nouvelles stations proposeront plusieurs types de points de charges à 7 kWh au minimum, 24 kWh, 50 kWh (rapide) et même 150 kWh (ultrarapide). Lyon devrait bénéficier prochainement de quatre à cinq bornes rapides ». Une puissance qui permet de charger un véhicule en dix heures… soit une nuit, pour une somme qui va de 3 à 7 € en fonction de l’abonnement choisi.

 Une des bornes Izivia.   Photo Progrès /David TAPISSIER
Une des bornes Izivia.   Photo Progrès /David TAPISSIER

Plusieurs opérateurs d’autopartages intéressés

Autre bonne nouvelle, les emplacements Bluely possèdent tout le câblage nécessaire pour être repris par Izivia. Cela permettra fin 2021, de porter le nombre total de stations entre 200 et 210 sur la Métropole, dont environ une cinquantaine sur Lyon. « Les bornes seront à disposition de tous les utilisateurs particuliers et services. Nous sommes d’ailleurs en discussion avec différents partenaires comme LPA et ses véhicules d’autopartage Citiz, Getaround, ou encore Zity, la filiale de Renault, qui sont intéressés par les bornes» poursuit le service de la Métropole. Un monopole qui pourrait être un frein au développement notamment à cause des tarifs. «Non, car il y va de l’intérêt de tous. L’objectif est qu’il n’y ai pas de rupture avec le service qui était en place. Nous travaillons en bonne intelligence avec Izivia et ils ont tout intérêt à ce que le service se développe... Sans oublier que de nombreuses enseignes ou entreprises proposent également des bornes de recharge» conclut la Métropole.

Pour connaître les tarifs https://grandlyon.izivia.com/nos-offres/

David TAPISSIER

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