High tech Un robot pour vous apporter du bien-être, c’est le pari d’une start-up lyonnaise

Photo Damien LEPETITGALAND
Photo Damien LEPETITGALAND

Un robot masseur, c’est l’idée un peu folle d’un couple, lui est spécialiste en robotique et elle en mathématique. François et Carole Eyssautier ont créé Capsix Robotics en juin 2015. Stéphane Rollet, kinésithérapeute, les a rejoints un an plus tard. La start-up lyonnaise séduit déjà des grands groupes tels que Bouygues Telecom ou encore l’Oréal.

« Notre technologie permet à un bras robotisé de réaliser de la détente musculaire. Nous proposons des séances de massage sur le lieu de travail qui durent 10 à 15 minutes. Plus de 99 % de ceux qui l’ont testé disent avoir aimé l’expérience et plus de 80 % d’entre eux sont prêts à payer pour l’utiliser ». Le pari un peu fou au départ de François et Carole Eyssautier est en train d’être gagné.

Créée en 2015, la start-up du couple est rejointe un an plus tard par un troisième associé, Stéphane Rollet, un kinésithérapeute de Saint-Cyr-au-Mont-d’or, qui croit en l’avenir d’un tel dispositif. Pour financer le projet, ils ont eu recours à deux levées de fonds.

En décembre 2017, ils ont recueilli 130 000 en faisant appel au Love Money, en impliquant financièrement leurs proches et leurs familles dans le développement de l’affaire. Un premier apport qui a permis de fabriquer un prototype en mousse et de faire les premiers tests. La société a passé un nouveau cap en mai 2019, en levant 301 000 auprès de business Angels, pour terminer le développement technologique du robot et amorcer le volet commercial.

Les protocoles de soin détente IYU sont conçus par des kinésithérapeutes

Le concept est destiné, dans un premier temps, aux entreprises. Les protocoles de soin détente IYU sont conçus par des kinésithérapeutes pour un effet décontractant immédiat, et sont adaptés à toute morphologie automatiquement. Dans une pièce dédiée, il ne reste qu’à se mettre torse nu, se coucher sur la table et choisir son programme en fonction de ses besoins : zone des lombaires, cervicales, tonique… Ensuite le robot s’occupe de tout.

« Une vraie expérience de lâcher prise »

La commercialisation a pris du retard avec l’incendie de leurs locaux de Bel Air Camp à Villeurbanne où elle était implantée. Elle est aujourd’hui au bâtiment H7 à Confluence grâce à l’aide de la Métropole. Les expérimentations sont encourageantes dans des entreprises. On parle d’un véritable « lâcher prise », souligne Carole Eyssautier. Capsix Robotics participe au programme prévention santé et bien-être au travail du groupe Apicil , « qui est accélérateur pour nous », confie la cheffe d’entreprise. La start-up lyonnaise compte, aujourd’hui, dix collaborateurs aux profils ingénieurs et techniciens pour développer les interfaces et les logiciels pour piloter le robot.

« Une découverte pour ceux qui n’ont pas l’habitude de prendre soin de leur corps »

Les machines sont louées aux entreprises. « Nous travaillons avec plusieurs clients tels que Bouygues Telecom, Heineken ou encore Cdiscount. Ces dernières mettent ensuite le robot à disposition de leurs salariés, gratuitement ou non.  Il ne s’agit pas d’un dispositif médical, cela peut être complémentaire aux massages en instituts et une découverte pour ceux qui n’ont pas l’habitude de prendre soin de leur corps », insiste la cheffe d’entreprise passionnée par son projet qui n’a pas de concurrence directe dans le monde. Un concept qui est amené à évoluer avec l’intelligence artificielle.

DLPG

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