Lyon/Saint-Etienne Vidéosurveillance en temps réel sur les TER Lyon - Saint-Etienne, comment ça marche ?

Les images fournies par le système de vidéoprotection mis en place sur la ligne TER St-Etienne/Lyon le sont en temps réel. Elles sont analysées par les équipes du Centre régional de sécurité dans les transports.  Photo V. B.
Les images fournies par le système de vidéoprotection mis en place sur la ligne TER St-Etienne/Lyon le sont en temps réel. Elles sont analysées par les équipes du Centre régional de sécurité dans les transports.  Photo V. B.

La Région teste depuis cet été un système de vidéoprotection à bord des TER dont les images sont analysées en temps réel par le Centre régional de sécurité dans les transports, basé à Lyon Part-Dieu. Le système expérimenté sur la ligne TER Saint-Etienne/Lyon, a été présenté ce lundi. Il devrait s’étendre.

Il est parti à l’heure, le train TER reliant, en ce lundi milieu de matinée, Saint-Etienne à Lyon Part-Dieu.

Sur les écrans dédiés du Centre régional de sécurité dans les transports (CRST), il fait l’objet de toutes les attentions. La ligne est au cœur de VigiTER, expérimentation de vidéosurveillance en temps réel menée depuis juillet dernier par la Région, pour un coût total de 1,2 million d’euros.

« Ce que l’on fait est une première en France », a indiqué Laurent Wauquiez, président (LR) d’AuRA, qui envisage un déploiement du dispositif à 110 rames d’ici mi-2021 (ce qui correspondrait à 30 % du parc total), allant de pair avec l’installation de 1 400 caméras, pour une enveloppe de 35 millions d’euros.

« La sécurité n’a pas de prix », a poursuivi le président d’AuRA, « des caméras, il en existe bien sûr mais de la vidéo-surveillance en temps réel dans une rame, cela n’existe pas. Il y a eu par contre des expérimentations dans d’autres pays comme la Russie ou l’Allemagne ».

La ligne Saint-Etienne/Lyon a été choisie car elle est couverte par un réseau de téléphonie mobile dont le débit permet la transmission en temps réel sur un train en mouvement.

Le train est équipé d’une triple carte SIM qui permet d’utiliser la meilleure connexion disponible des trois opérateurs principaux (via la 4G), notamment lors des passages en tunnels.

« On franchit un nouveau stade en termes de sécurité »

Les opérateurs du CRST qui travaillent en lien avec la SUGE (Surêté ferroviaire Surveillance générale) peuvent d’un clic passer d’une rame à l’autre pour visualiser, zoomer sur un détail… Lundi, le TER parti de Saint-Etienne pour rejoindre Lyon Part-Dieu à 10 h 36 était composé de trois rames, chacune dotée de 10 caméras haute définition.

« On franchit un nouveau stade en termes de sécurité dans la région. La question de ce qu’il se passe pendant le trajet est fondamentale », a encore relevé Laurent Wauquiez, pour qui ce type de dispositif peut « apporter des éléments de preuve plus forts » dans le cadre d’affaires délictuelles par exemple, dans une région qui compte le plus gros réseau TER de France.

À terme, l’objectif d’Auvergne Rhône-Alpes est de déployer la vidéoprotection sur 100 % du parc TER de son territoire. Des enrichissements du dispositif sont prévus, avec par exemple des possibilités de streaming.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?