Métropole de Lyon Rhônexpress : il n’y aura pas de baisse des tarifs !

Le dossier de Rhônexpress a animé les débats du conseil métropolitain ce lundi. Photo archives DR
Le dossier de Rhônexpress a animé les débats du conseil métropolitain ce lundi. Photo archives DR
Photo Joël PHILIPPON
Photo Joël PHILIPPON
Le dossier de Rhônexpress a animé les débats du conseil métropolitain ce lundi. Photo archives DR Photo Joël PHILIPPON

C’était un des arguments de la résiliation de la convention liant la Métropole à Rhônexpress. Mais la crise est passée par là : Bruno Bernard a précisé qu’il n’y aurait pas de baisse des tarifs de la navette reliant le centre de Lyon à l’aéroport Saint-Exupéry pour le moment.

C’est un gros dossier que celui de Rhônexpress qui fut abordé lors de ce conseil métropolitain de ce lundi 5 octobre. Les conseillers se sont notamment penchés sur la nouvelle convention financière liant la Métropole au Sytral, l’autorité régulatrice des transports, concernant la liaison ferrée express Lyon-aéroport.

En février 2020, la concession avec la société Rhônexpress (et donc Vinci qui la détient) avait été résiliée pour motif d’intérêt général , à la demande du président de l’époque, David Kimelfeld.

Conséquence : une nouvelle convention financière qui doit s’appliquer au 6 novembre 2020 (date de la résiliation effective du contrat de concession) et effective jusqu’au 31 décembre 2038.

Au minimum 32 millions d’euros pour résilier

Le Sytral devenant responsable de l’exploitation, de l’entretien et de la maintenance de l’infrastructure, la Métropole est tenue d’assurer une partie des dépenses (sous forme de remboursement au Sytral).

La convention précise de façon très technique ce que la collectivité doit financer (montant de l’annuité de l’emprunt, entretien et maintenance de l’infrastructure commune à la liaison ferrée express et au T3, etc.).

Sur la base de ces éléments, le conseil métropolitain a voté l’attribution, pour l’exercice 2020, d’une contribution financière au Sytral d’un montant de 5,4 millions d’euros.

Précisons que ce montant ne prend évidemment pas en compte le coût de la résiliation du contrat qui, selon des chiffres déjà donnés, atteindrait au minimum 32 millions d’euros (pénalité de résiliation). Ni d’ailleurs les coûts liés à la crise. Et c’est là que le bât blesse.

Un coût aggravé par la crise

Les prévisions et calculs liés à la résiliation prenaient en compte, par exemple, la hausse du trafic aérien. Sans se douter que celui-ci serait stoppé quelques semaines après avec le confinement…

Ainsi, plusieurs groupes d’opposition ont demandé des précisions sur « le coût réel de cette résiliation » au président de la Métropole.

L’occasion pour Bruno Bernard de fixer son objectif premier : « améliorer la desserte de l’Est Lyonnais », notamment en développant le T3, opération facilitée par la reprise de contrôle de Rhônexpress.

L’écologiste a ensuite donné quelques chiffres sur les conséquences de la crise sanitaire.

Ainsi, avant le confinement, en prenant en compte une diminution tarifaire de la navette, et après paiement de la pénalité de résiliation, le Sytral était bénéficiaire à hauteur de 40 millions d’euros pour la période courant jusqu’en 2038.

Après la crise, le déficit s’établirait entre 30 et 60 millions d’euros en prenant en compte la baisse tarifaire ; et entre 0 et 20 millions d’euros dans le cas contraire.

Des chiffres permettant de justifier le fait que les tarifs de Rhônexpress resteront inchangés, la collectivité souhaitant prendre le temps d’y réfléchir. Bruno Bernard a tenu à faire part de son intention de baisser les tarifs pour les salariés travaillant à l’aéroport au 1er janvier 2021.

Pour le futur, tout juste a-t-il évoqué la possibilité de créer un tarif réduit pour les voyageurs de train passant par la gare de TGV de Saint-Exupéry. Maigre lot de consolation.

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