Rhône Ses billets de train Lyon-Gênes sont en règle, elle écope pourtant d’une amende

Alors qu’elle était dans son bon droit, Chloé Pujol a dû régler une amende de 108,90 €, en Italie, lors d’un trajet Turin-Gênes. Photo Dominique MENVIELLE
Alors qu’elle était dans son bon droit, Chloé Pujol a dû régler une amende de 108,90 €, en Italie, lors d’un trajet Turin-Gênes. Photo Dominique MENVIELLE

Les billets ont été pris via la SNCF, mais Chloé Pujol a écopé d’une amende de l’autre côté des Alpes. Depuis près d’un an, elle n’obtient pas le remboursement que l’entreprise ferroviaire française s’est engagée, oralement, à lui verser.

« Payer, nous vous rembourserons ». Cette phrase, Chloé Pujol l’a entendue alors qu’elle était aux prises avec un contrôleur italien dans un train roulant entre Turin et Gênes.

C’était il y a presque un an, le 23 octobre dernier. Face aux difficultés à échanger et se comprendre, la jeune infirmière juge bon d’appeler la France, et surtout la SNCF.

Elle explique alors à son interlocutrice au 36-35 - le service de billetterie téléphonique de l’entreprise ferroviaire - que bien qu’elle soit en possession de deux billets aller-retour Lyon-Gênes (pour elle et son compagnon), côté italien on lui cherche des noises.

Visiblement, les références françaises ne concordent pas avec celles en vigueur de l’autre côté des Alpes. La sanction d’une amende est brandie au jeune couple qui, invité par la SNCF à l’accepter moyennant un remboursement à venir, choisit de payer sur-le-champ.

Pourtant, parce qu’elle avait eu du temps à Turin, Chloé s’était présentée à un guichet par acquit de conscience, pour s’entendre dire que ce qui figurait sur son smartphone - ses billets électroniques - lui permettait de poursuivre son voyage sans l’ombre d’un nuage…

Chère la dolce vita

L’escapade n’est pas gâchée pour autant, mais la dolce vita commence à coûter cher. Le montant de l’amende récoltée entre Turin et Gênes s’élève à 108,90 €.

Le couple a, lui, déjà déboursé 256,80 € pour ses billets. Qu’importe, une fois rentrée, Chloé Pujol compte bien se faire rembourser.

Pas si simple. Après l’envoi de multiples mails, une réponse de la SNCF arrive le 22 janvier. Un remboursement de 24,40 € est concédé pour « achat non retiré ».

La somme ne correspond pas au montant de l’amende, pas plus que le motif invoqué ne correspond à la réalité de la requête. Chloé Pujol compte alors sur le médiateur de la SNCF.

En avril, un courrier de ce dernier annonce « procéder à l’instruction », soulignant aussi que la durée possible du traitement d’une demande est de 90 jours.

Un délai largement dépassé « d’autant que joindre la SNCF est compliqué et parce qu’il y a eu le confinement », souligne la jeune femme qui avait également saisi Que Choisir  ?

Mais là encore, le rendez-vous obtenu auprès de l’Union des consommateurs avait été annulé en pleine vague de covid-19. Un dernier courrier adressé le 10 août à la médiatrice reste sans réponse.

Aujourd’hui, quasiment un an après, la Lyonnaise est amère. « J’ai le sentiment de m’être fait balader par la SNCF », regrette désormais Chloé Pujol qui souhaite toujours obtenir gain de cause.

Contactée, la SNCF ne s’est pas manifestée.

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