Rhône À Lyon, Oé mise sur la consigne pour ses bouteilles de vin

Par ici la consigne de verre avec les vins de la marque lyonnaise Oé garantis sans pesticides.  Photo Sandrine RANCY
Par ici la consigne de verre avec les vins de la marque lyonnaise Oé garantis sans pesticides. Photo Sandrine RANCY

La start-up lyonnaise poursuit ses initiatives écoresponsables : avec son partenaire Rebooteille, Oé, spécialisée dans le commerce de vins bio, sans pesticides et vegans, a décidé de réintroduire la consigne de verre dans l’univers du vin. Une première dans cette filière.

Bien sûr, les Lyonnais de Oé ne sont pas les premiers à avoir pensé à remettre la consigne de verre comme autrefois au goût du jour. Des initiatives pour les bouteilles de bières voient le jour un peu partout en France.

Mais réintroduire la consigne de bouteille dans l’univers du vin, c’est plutôt inédit.

Une vingtaine de magasins partenaires

« Le caviste Nicolas a inauguré son retour il y a peu mais il le fait de manière interne. est la première marque de vin en France à rendre la consigne possible partout en France, que ce soit chez Nicolas, chez d‘autres épiceries, chez des acteurs de la distribution, dans des restaurants et traiteurs », précise Thomas Lesmale, co-fondateur de la marque lyonnaise.

 

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C’est ce qu’on appelle une entreprise du changement labellisée BCorp : faire le bien par le bon.

La consigne Oé est présente dans une vingtaine de magasins dans Lyon, dont l’épicerie A la Source , dont la gérante Aneta Sidor a tout de suite adhéré à ce projet « zéro déchet ».

 

 Aneta Sidor, gérante d’A la Source situé à Lyon dans le 3e  arrondissement, propose les vins Oé dans son épicerie zéro déchets et reprend les consignes en verre de ces bouteilles de vins. Photo Progrès /Sandrine RANCY
Aneta Sidor, gérante d’A la Source situé à Lyon dans le 3e  arrondissement, propose les vins Oé dans son épicerie zéro déchets et reprend les consignes en verre de ces bouteilles de vins. Photo Progrès /Sandrine RANCY

 

« Beaucoup de gens nous ont dit que cela ne servait à rien, mais on est sûr de nous. C’est une écologie qui a du sens.

Réemployer une bouteille au lieu de la recycler permet d’économiser 33 % d’eau par rapport à une nouvelle bouteille fabriquée, de réduire de 76 % l’énergie dépensée et de produire 79 % de gaz à effet de serre en moins », insiste Thomas.

 

La question du coût

Grâce à leur partenaire Rebooteille , les bouteilles sont reprises, lavées et renvoyées. Le vin est ensuite rembouteillé et livré.

« Tout ceci est possible parce que nous achetons le vin plus cher, mais on sait que demain, on s’y retrouvera car d’autres s’y mettront en s’alliant à nous et le coût du lavage baissera, alors que le coût de l’énergie (pour fondre le verre) ne peut qu’augmenter…

De toute manière, l’intérêt de l’impact du sens à plus de valeur que le différentiel de coûts », indique le jeune entrepreneur.

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