Rhône Des tribunes quasiment vides pour le match OL-OM

Le premier grand choc de la saison, entre l’OL et l’OM, aura lieu devant des tribunes quasiment vides. Photo Maxime JEGAT
Le premier grand choc de la saison, entre l’OL et l’OM, aura lieu devant des tribunes quasiment vides. Photo Maxime JEGAT

Des clubs professionnels jusqu’aux amateurs, personne n’est épargné par le durcissement des mesures.

L’OL s’y était préparé depuis quelques jours. Le seul doute, et il reste à éclaircir, concerne la nature de la nouvelle jauge fixée par le préfet pour les manifestations sportives : 1 000 personnes tout compris (joueurs, staffs, stadiers, officiels…) ou 1 000 spectateurs ? En tout état de cause, le Groupama Stadium sonnera le creux à l’occasion de cet OL-OM, le dimanche 4 octobre, qui en temps normal, aurait fait le plein et ramené 3 à 4 millions d’euros dans les caisses. Pour éviter des frais d’organisation supérieurs aux recettes, l’OL pourrait ainsi privilégier les loges.

Vers l’annulation du Lyon Urban Trail

La situation sera plus délicate pour le Lou et l’Asvel qui ce même week-end du 3 et 4 octobre, accueillent respectivement Bordeaux et Bourg. Contrairement au foot dont le modèle économique est majoritairement lié aux droits télé, l’économie du rugby et du basket repose en grande partie sur les recettes des jours de match.

Un autre casse-tête consistera à choisir parmi les 7 000 abonnés du LOU qui ont déjà acheté leur place pour Bordeaux. « C’était déjà un crève-cœur de le faire parmi 5000, alors avec 1 000 » s’interroge le président Yann Roubert.

Autre conséquence probable, l’annulation du Lyon Urban Trail, les 31 octobre et 1er novembre, qui devait rassembler 10 000 participants sur deux jours, même si la décision ne sera prise que ce mardi par la société Extra Sports, par ailleurs organisatrice de la Saintélyon dont la prochaine édition est de plus en plus menacée.

Le monde sportif amateur très inquiet

Pour le monde sportif amateur, l’interdiction des buvettes va être un nouveau coup dur : « Cela finançait nos frais de collation et d’arbitrage » témoigne Lionel Touzet, coprésident du club de foot de Chaponost, où un arrêté municipal interdit déjà les buvettes.

Un peu désabusé, ce dirigeant se demande si une saison blanche n’aurait pas été préférable : « Nous allons sans doute perdre 150 licenciés et nous sommes déjà contraints d’annuler notre loto qui représentait 9 000 euros de recettes. Ce qui vient s’ajouter à la perte des tournois du printemps. Cela va être très compliqué ».

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