Enseignement supérieur Lyon, 2e ville de France où il fait bon étudier

Lyon conserve sa 2e place. Photo Joël PHILIPPON
Lyon conserve sa 2e place. Photo Joël PHILIPPON

Lyon présente les atouts d’une capitale, sans en avoir les inconvénients. C’est ce que ressentent nombre de ses habitants. Les données publiques, récoltées par le magazine l’Étudiant, placent la métropole en deuxième position du classement 2020 des villes où il fait bon étudier. Dans le détail, le logement et la qualité de l’air jettent une ombre au tableau.

Au crible des éléments par différentes institutions (Ministère de l’enseignement supérieur, de la Culture, Insee, Météo France…) la ville, comme l’an dernier, se situe juste derrière Toulouse et devant Rennes et Montpellier, lesquelles la talonnent. Saint-Etienne recule d’une place et se trouve en 24e position. Grenoble perd aussi quelques points et se place en 6e position derrière Nantes, d'après le palmarès présenté par le magazine L'Etudiant.

Si Lyon demeure dans le peloton de tête des villes où il fait bon passer sa jeunesse studieuse, c’est d’abord grâce au critère « marché de l’emploi » jugé comme dynamique selon les statistiques. C’est aussi grâce à l’item « vie étudiante », qui englobe ici les possibilités de sorties et l’offre culturelle. Cette offre foisonnante, ainsi que la présence « d’initiatives locales » permet à la ville de rester sur le podium. On peut y ajouter l’existence de dispositifs d’accompagnement des étudiants.

Attractivité

La métropole obtient aussi bonne note en matière de formation. Ici, dans le détail, c’est la présence de classes préparatoires et de grandes écoles qui la distingue d’autres agglomérations. Autre atout, le taux de réussite en licence plutôt dans le haut du panier (50 %). Logiquement, son attractivité est forte.

En dix ans, l’agglomération enregistre 27 % d’étudiants supplémentaires et compte environ 12 % d’étudiants internationaux dans ses rangs. Lundi 14 septembre, Olivier Dugrip, le recteur de l’académie de Lyon, a d’ailleurs souligné la tension en matière d’offre et de demande : en 2020, sur ParcourSup 30 000 candidats extérieurs ont demandé une formation dans notre académie. Les écoles d’ingénieurs lyonnaises sont particulièrement convoitées : en moyenne, dix demandes pour une place, a aussi précisé lundi le recteur délégué à l’enseignement supérieur Gabriele Fioni.

 Logement et transport : les points noirs
En revanche, la métropole affiche des scores moyens, voire médiocres, lorsqu’on évoque le budget nécessaire pour y vivre, le logement, les transports. Paradoxalement, alors que chacun sait – a fortiori les Lyonnais les plus chauvins — que la ville bénéficie d’une architecture magnifique et d’une situation géographique idéale, c’est son cadre de vie qui est le plus mal noté.

En cause, la qualité de l’air et le prix des loyers, aggravé par la faible proportion de chambres Crous par rapport à d’autres villes. Cette année, pour la première fois, l’absence de transport de nuit – important pour les étudiants — ajoute aussi un nuage à ce tableau.

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