Tourisme Fréquentation estivale 2020 : la région Auvergne Rhône-Alpes s’en tire bien

Cet été, les touristes ont privilégié la recherche des espaces naturels et notamment les activités liées à l’eau.  Photo Laurie ABADIE
Cet été, les touristes ont privilégié la recherche des espaces naturels et notamment les activités liées à l’eau.  Photo Laurie ABADIE

Crise sanitaire oblige, les professionnels du tourisme ne donnaient pas cher de leur peau en amont de cette saison estivale 2020. Pourtant, contre toute attente, les touristes ont tout de même répondu présents cet été dans la région.

Alors que seuls 37 % d’entre eux étaient optimistes, en juin, concernant le déroulement de l’été, 7 professionnels du tourisme sur 10 ont finalement jugé la fréquentation touristique, au cours de la saison estivale 2020, bonne en Auvergne Rhône-Alpes. C’est en tout cas ce qu’indique une étude menée par Auvergne Rhône-Alpes Tourisme, auprès d’un panel de 850 professionnels du tourisme dans les douze départements de la région. Ainsi, selon l’enquête, cette saison 2020 est caractérisée par une forte fréquentation française (91 % de français) et notamment des clientèles de proximité. La clientèle internationale étant évidemment en nette diminution. « La fréquentation observée cet été a été globalement satisfaisante, avec des taux d’occupations plutôt élevés, même s’il peut évidemment y avoir quelques différences selon les territoires », estime ainsi Lionel Flasseur, directeur général d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme.

La fréquentation hôtelière en berne à Lyon

Concernant l’hébergement, le taux d’occupation au mois d’août a été relativement bon et a atteint 61 %, contre 67 % en août 2019, et semble assez homogène selon les types d’établissements. Ce sont les hébergements locatifs gîtes, chambres d’hôtes et meublés qui ont été les plus demandés. Les résidences de tourisme et les hébergements collectifs ont affiché des taux de remplissage plutôt meilleurs qu’attendus. Côté campings, la fréquentation des hébergements locatifs a été relativement haute, ce qui n’a pas été le cas des emplacements nus. La fréquentation hôtelière a, de son côté, varié selon les territoires.

Plutôt satisfaisante en montagne, elle n’a néanmoins pas été bonne dans les grandes villes, comme à Lyon avec un taux d’occupation de 38 %. Pour ce qui est des occupations, ce sont les activités en plein air qui ont été les plus plébiscitées, notamment les randonnées pédestres et vélo ou les activités liées à l’eau. En parallèle, la fréquentation des hauts lieux touristiques a été plus difficile avec la mise en place des jauges liées aux protocoles sanitaires. Par ailleurs, la consommation a été en baisse, selon les professionnels, et les clientèles touristiques ont privilégié les courts séjours, avec des réservations souvent à la dernière minute.

Des éléments qui n’ont toutefois pas rassuré les professionnels quant aux prévisions de fréquentation pour le mois de septembre. Ces derniers se montrent inquiets pour la suite au vu de l’évolution de la pandémie. Tous espèrent ainsi que cette tendance de réservation en dernière minute sera aussi valable pour l’arrière-saison. Ils considèrent néanmoins qu’il faudra attendre 2022 pour retrouver une situation normale au sein de leur entreprise.

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