Villeurbanne L’avenue Henri-Barbusse devient piétonne définitivement

En 11 ans, la piétonnisation estivale, très critiquée au début par les commerçants, est entrée dans les mœurs.
En 11 ans, la piétonnisation estivale, très critiquée au début par les commerçants, est entrée dans les mœurs.

La circulation automobile ne sera rétablie ni sur la partie sud de cet axe, ni sur l’avenue Aristide-Briand, a annoncé le maire, Cédric Van Styvendael (PS) ce mercredi.

« Nous ne rouvrirons pas l’avenue Henri-Barbusse à la circulation dans sa partie sud ! » Cédric Van Styvendael, maire, a ainsi clairement précisé une prise de position de la municipalité, ce mercredi après-midi. Après 11 ans de piétonnisation estivale, l’avenue Henri-Barbusse devient donc définitivement piétonne dans sa partie comprise entre la rue Anatole-France et l’hôtel de ville. La très courte avenue Aristide-Briand, qui borde l’hôtel de ville entre les rues Paul-Verlaine et Michel-Servet, connaît le même destin.

« C’est notre intérêt que ce centre-ville vive, rayonne et soit attractif »

Cédric Van Styvendael en a informé Bruno Bernard (EELV), président de la Métropole de Lyon. « Je lui ai demandé d’engager les travaux nécessaires », indique le premier magistrat de Villeurbanne. Ce ne sera pas pour tout de suite ! Les aménagements définitifs du secteur piétonnier pourraient n’être finalisés qu’en 2022. Le dispositif actuel, comportant notamment des barrières pour limiter les accès à l’espace piétonnier, serait maintenu jusqu’à la fin de l’année. Le temps de mener une réflexion sur les conditions dans lesquelles les transformations permettront de répondre au mieux aux besoins des riverains. Livraisons des commerces, accès des véhicules de secours, transport de personnes à mobilité seront au cœur des préoccupations.

Le maire a reçu des représentants des commerçants, mardi 25 août en soirée, pour leur annoncer la nouvelle. Des commerçants hostiles à la mise en place de la piétonnisation estivale en 2009, après quelques tests ponctuels. « Ils sont d’accord aujourd’hui, s’ils sont persuadés que la Ville a une ambition forte pour cette avenue. […] Je crois que les esprits étaient prêts. C’est notre intérêt que ce centre-ville vive, rayonne et soit attractif », observe Cédric Van Styvendael. Le maire fraîchement élu leur a aussi rappelé que la création de ce secteur piétonnier était un engagement de campagne. Enfin, l’élu a pris un autre engagement en leur présence : le tram T6 prolongé ne passera pas par l’avenue Henri-Barbusse.

Tram T6 : des commerçants rassurés

Siégeant parmi les représentants des commerçants au sein du bureau de Destination Gratte-Ciel (DGC), structure de management du centre-ville qui associe les professionnels et divers partenaires institutionnels comme la Ville et la SVU (Société villeurbannaise d’urbanisme), François Bettant a apprécié ! « Le tram sur Barbusse, ça aurait été la catastrophe ! La meilleure solution, c’est la rue Verlaine, même si c’est un vrai sujet concernant la circulation. On ne veut pas que le tram s’éloigne non plus : si on le fait passer vers Flachet, il nous échappe », déclare le commerçant. François Bettant a peut-être surtout apprécié la tonalité de la rencontre : « On a vraiment senti une volonté d’écoute et de concertation. » La piétonnisation ? « Effectivement, il n’y a pas eu de rejet. Notre position est d’espérer que ce soit quelque chose de qualitatif et d’ambitieux », confirme François Bettant, soucieux notamment d’obtenir des animations hivernales.

Sur la moitié de l’avenue dans un premier temps. Mais « à terme », souligne Cédric Van Styvenadael, l’ensemble de l’avenue Barbusse - actuelle et prolongée - a vocation à être piétonne.

Yannick PONNET

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