Lyon Cet été, l’ex-piscine du Rhône ne fait pas de vague

Sur le bassin olympique, les nageurs expérimentés viennent s‘entraîner en fin de journée. Le bassin nord ludique, étant plutôt propice aux familles.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Sur le bassin olympique, les nageurs expérimentés viennent s‘entraîner en fin de journée. Le bassin nord ludique, étant plutôt propice aux familles.  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN

Avec seulement 600 nageurs par jour dans l’enceinte du Centre Nautique Tony- Bertrand en mode Covid, l’ambiance est apaisée et sereine. Bien loin de l’effervescence des jours de canicule qui voit défiler en temps normal plus de 4 000 nageurs au quotidien !

L’ancien adjoint aux Sports de la Ville de Lyon (1 959 à 1977) Tony-Bertrand à l’origine du projet de la piscine du Rhône, ouverte en 1965 pour d’hypothétiques jeux olympiques d’été à Lyon, pouvait-il imaginer une telle ambiance apaisée le long du quai Claude-Bernard ?

La crise sanitaire a en effet, balayé la traditionnelle effervescence du centre nautique qui porte son nom, notamment les jours de canicule où il peut abriter jusqu’à 4 500 nageurs par jour ! L’eau limpide scintille sous les rayons puissants du soleil. Pas une vague dans le bassin olympique de 50 mètres et ses lignes. Aucun cri d’enfant dans la pataugeoire. Pas d’agitation non plus dans le bassin nord d’activités ludiques. Le toboggan et les jacuzzis ne fonctionnent pas, car trop propices à regroupement.

C’est l’heure du renouvellement. 150 personnes débarquent toutes les deux heures et les équipes sont à pied d’œuvre pour nettoyer les sanitaires, sols, parties de gradins, bains de soleil… Tous avancent masqués : maîtres nageurs, agents de la sécurité, agents de nettoyage.

4 fois par jour, désinfection, nettoyage, évacuation

À chacune des quatre rotations, après l’annonce au micro qui signale l’évacuation, les équipes ne disposent que de trente minutes. Elles sont bien rodées.

« C’est un véritable enjeu pour nous, un vrai défi. Nos modalités de nettoyage s’approchent des contraintes hospitalières. Après chaque passage dans une cabine, une douche ou un W.C., les points de contact sont désinfectés. Nous fonctionnons en configuration normale avec une équipe de 12 à 13 maîtres nageurs par jour, et autant d’agents. Tout est beaucoup plus fluide » observe Carole Suzanne, responsable des piscines et patinoires à la direction des sports de la Ville de Lyon.

La marche en avant

Cet été, les piscines lyonnaises ont adopté la marche en avant. Comprenez, il n’y a pas de retour en arrière possible. À l’entrée, il faut adopter masque, distanciation, gel sur les mains et présenter ses justificatifs. On chemine direction les vestiaires pour à l’intérieur d’une cabine enfiler son maillot de bain. Interdiction d’utiliser un casier, on emporte ses vêtements avec soi. C’est le moment de tomber le masque.

Après la douche avec savon obligatoire, suit l’accession aux bassins. Au sol, il suffit de suivre les flèches, d’installer ses affaires sur les gradins où les smileys’dessinés rappellent les règles de distanciation. Quand approche l’heure de la sortie, des cabines mobiles installées sous le restaurant permettent de se changer sans retourner aux vestiaires. La sortie s’effectue au nord de la piscine, côté bains de soleil.

Ouverture 7 jours sur 7 de 10 h à 19 h 30, fermeture le 6 septembre. Après une grosse opération de nettoyage le CNTB rouvrira le 15 septembre. Créneaux de 2 heures de baignade maximum (compris changements de tenue, douche, mise à l’eau), l’accès n’est possible que la première demi-heure du créneau et l’évacuation des bassins se fait la dernière demi-heure. Entre chaque créneau le site est nettoyé et désinfecté. Tarif unique  : « 2 heures – 2 euros – 2 fois par semaine » Réservation et paiement en ligne exclusivement. Offre piscine réservée aux Lyonnais, sur présentation d’un justificatif de domicile.

Nadine MICHOLIN

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