Lyon | Patrimoine Les Terreaux, accent italien au cœur de la capitale des Gaules

130 ans après son arrivée sur la place, la fontaine Bartholdi a été déplacée mais reste un élément central des Terreaux.         Photo Progrès   /Tatiana VAZQUEZ
130 ans après son arrivée sur la place, la fontaine Bartholdi a été déplacée mais reste un élément central des Terreaux. Photo Progrès /Tatiana VAZQUEZ
La place est conçue   “à l’italienne”, entre les deux palais.  Photo Progrès /R. MOUILLAUD
La place est conçue “à l’italienne”, entre les deux palais. Photo Progrès /R. MOUILLAUD
130 ans après son arrivée sur la place, la fontaine Bartholdi a été déplacée mais reste un élément central des Terreaux.         Photo Progrès   /Tatiana VAZQUEZ La place est conçue   “à l’italienne”, entre les deux palais.  Photo Progrès /R. MOUILLAUD

Depuis sa récente rénovation, la place des Terreaux revêt un nouvel aspect. Une promenade guidée propose de replonger dans son évolution artistique et architecturale.

L’art contemporain mêlé à l’influence baroque des architectes qui l’ont pensée, la place des Terreaux est un monument d’Histoire qui reflète l’évolution du patrimoine urbain lyonnais. Ces vendredi et samedi, l’historien de l’architecture Nicolas Bruno Jacquet invite les visiteurs à une balade au cœur du temps et des transformations qu’a subi ce lieu central de la vie citoyenne et artistique lyonnaise.

D’anciens remblais pour protéger Lyon

Les « Terreaux » sont nommés ainsi en référence à l’utilisation primitive de l’espace, fossé et remblais de terre destinés à protéger la ville côté Saône. Le Lyon de la Renaissance s’étend et sa fortification repoussée sur la colline. À l’abandon, marécageuse et sale, la place attendra le XVIIe  siècle pour acquérir ses lettres de noblesse… italienne.

Nichée entre deux palais majestueux, celui de l’Hôtel de Ville et le couvent royal des Dames de Saint-Pierre, actuel musée des Beaux-Arts, la place fut aménagée au XVIIe  siècle lors de la transformation de la sobre abbaye en un monumental édifice, inspiré des fastueuses villas romaines. Quelques années auparavant, “l’hôtel du Consulat” avait lui-même été érigé dans un style mêlant les influences parisiennes et transalpines, à l’images des peintures baroques qui agrémentaient la décoration intérieure, en partie détruites par l’incendie de 1674.

La place des Terreaux est dessinée « à l’italienne » : une vaste étendue rectangulaire qui préserve les palais alentour de tout vis-à-vis. Depuis, l’influence des Arts n’a cessé de peser sur la physionomie des Terreaux.

Une histoire de fontaines

Au Second Empire, la fontaine d’Auguste Bartholdi est présentée à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889. Initialement commandés par la ville de Bordeaux, ses quatre chevaux viennent s’installer sur le côté Ouest de la place. En 1992, un nouveau programme mêlant art et architecture, signé Christian Drevet et Daniel Buren, déplacera l’œuvre vers le Nord, à son emplacement actuel. Partie intégrante du damier qui désormais colore le granit, elle domine les 14 piliers noirs et blancs et 68 petites fontaines qui jalonnent la place. Depuis, la place a subi les affres du temps et de la technologie défaillante.

À travers la récente rénovation réalisée en concertation avec Drevet et Buren, un nouvel aspect lui est offert, à travers notamment de nouveaux jeux d’eaux. Fonctionnels cette fois.

“Terreaux : histoire urbaine d’une place à l’italienne”. Vendredi 21 et samedi 22 août, de 9 h 30 à 12 h. Inscriptions sur le site www.promenades-archi-lyon.com.

Clémence OUTTERYCK

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