Caluire-et-Cuire | Sport « La passion du basket ne m’a jamais quittée »

Brigitte Coste, à l’entraînement avec Juliette Camuset et Nina Deal : « J’ai hâte de commencer la saison. » Photo Progrès /Patrick KOYOUNIAN
Brigitte Coste, à l’entraînement avec Juliette Camuset et Nina Deal : « J’ai hâte de commencer la saison. » Photo Progrès /Patrick KOYOUNIAN

À 63 ans, Brigitte Coste attaque sa 47e saison en tant que coach. Retour sur le parcours d’une dame multidiplômée dont le palmarès et l’expérience en imposent.

À la fin des années 70, avec l’équipe mythique des demoiselles du Clermont Université Club, l’avenir s’annonce brillant pour la jeune Brigitte Coste. Un titre de championne de France et six sélections en équipe de France universitaire lui assurent un avenir prometteur. Malheureusement, une sérieuse blessure au genou va contraindre cette jeune espoir à stopper le basket de haut niveau. Brigitte Coste se tourne alors vers l’encadrement et le coaching.

À 23 ans elle obtient le BE1 (Brevet d’Etat niveau 1). Un long périple commence pour elle, qui débute à l’AS Montférrand où elle entraînera, entre autres, trois espoirs, Carole Force, Sylvie Pujol et Nathalie Claes, futures internationales. À 25 ans, titulaire du Capes de professeure de sport, elle entraîne les jeunes et les seniors de Sablé sur Sarthe (72) durant 9 ans et décroche son 1er  titre de champion de France avec la sélection régionale des pays de Loire.

« Il n’y a pas de recette miracle »

BE2 (Brevet d’Etat niveau 2) en poche, Brigitte est nommée CTR à Bourges (91/93) ou elle contribue à la mise en place du centre de formation de l’équipe féminine pro A de la ville. En 1993, elle rejoint la ligue du Lyonnais comme CTR coordinatrice a la formation des basketteurs de haut niveau. Son travail lui permet de remporter trois titres de champion de France pour six finales.

Durant cette période, elle participe également au camp d’été des équipes de France des jeunes où elle croise de futures stars comme Edwige Lawson, Amy Cissé, Ronnie Turiaf et Tony Parker.

Dans la région lyonnaise, elle entraîne les filles de Meyzieu (NF1 B), Oullins Sainte-Foy et la CRO Lyon. Elle arrive alors à Caluire en 2019. Lorsqu’on lui demande son concept du coaching, cette passionnée répond « qu’elle n’a pas de recette miracle. » « Je dirais qu’il faut le respect des principes de jeu et des systèmes, une bonne faculté d’adaptation et s’intéresser aux nouvelles méthodes de travail. » Pour elle, un club comme Caluire peu exister durablement en NF1, même si cela reste complexe : « Cette saison, la covid-19 nous a sauvé ! Le club doit évoluer, c’est certain, mais ce n’est pas si simple. Un déplacement a Orthez, c’est 15 heures de route en minibus aller-retour, 1 heure de collation d’après match pour 60 à 70 minutes de basket, temps morts inclus et retour à Caluire vers 4 heures du matin ! Nous avons pu nous renforcer avec des éléments de qualité, ce qui va nous permettre de faire des entraînements avec 12 joueuses, ce qui n’était pas le cas la saison dernière. Je pense que nous devrions nous faire respecter à Lachaize et faire plaisir à notre public. »

De notre correspondant local, Patrick KOYOUNIAN

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