Économie Camaïeu repris : c’est le soulagement pour le personnel des 15 magasins du Rhône

Le département du Rhône compte 15 enseignes Camaïeu.  Photo Progrès
Le département du Rhône compte 15 enseignes Camaïeu. Photo Progrès

Ce lundi 17 août, le tribunal de commerce de Lille a choisi la Financière immobilière bordelaise (FIB) pour reprendre plus de 2 600 salariés sur les quelque 3 100 de l’enseigne de prêt-à-porter féminin Camaïeu, qui était en redressement judiciaire depuis la fin de mai. L’autre projet de reprise, porté par l’actuel PDG, a été rejeté.

« C’est une victoire d’une entreprise, c’est aussi une victoire du droit », a réagi l’avocat de la FIB, Olivier Pardo, qui souhaite que Camaïeu « redevienne l’immense entreprise qu’elle a été ». Cette offre de reprise avait la préférence du comité social et économique (CSE), ainsi que de l’intersyndicale CFDT-CGT-FO. Dans le Rhône, l’enseigne créée en 1984 à Roubaix, compte 15 magasins. Cette nouvelle est vécue par le personnel comme un soulagement.

« Tous les magasins ne poursuivront pas leur activité »

« Nous avons pris connaissance de l’information par les médias. C’est une bonne nouvelle. Nous sommes toujours restés positifs. Nos clientes nous soutiennent. Il y en a même qui ont proposé de faire une pétition pour que le magasin poursuive son activité », précise Dalila de Camaïeu, cours Vitton à Lyon 6e. La joie reste contenue, les salariés ne connaissent pas encore le détail de cette reprise.

« Il y aura des départs volontaires et des licenciements. Tous les magasins ne poursuivront pas leur activité. Les choix seront-ils dictés sur le chiffre d’affaires de chaque enseigne ? », ajoute une autre employée de la région. Il reste de nombreuses questions sans réponse. « On est pas mal rassuré parce que c’est ce qu’on attendait », s’est félicité de son côté Nordine Misraoui, délégué syndical CFDT à Roubaix. « Il va falloir qu’on se remette vite au travail parce que les magasins n’ont pas été beaucoup alimentés ces derniers temps et si on veut que ça reparte, il faut qu’on les alimente avec de la marchandise qui est en rétention chez un sous-traitant où il y avait aussi une centaine de salariés en jeu. »

De Villefranche à Givors, en passant par Lyon, Oullins ou encore Saint-Priest ou Vaulx-en-Velin, le personnel des 15 magasins répartis dans le Rhône n’a rien lâché et compte bien poursuivre l’aventure le plus longtemps possible.

DLPG

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