Villeurbanne | Patrimoine Le giratoire « le plus vilain de France » amputé de ses deux cabanes

Sans ces deux cabanes jaunes, le rond-point a l’air bien vide désormais  Photo Progrès /Guillaume BOUCHUT
Sans ces deux cabanes jaunes, le rond-point a l’air bien vide désormais  Photo Progrès /Guillaume BOUCHUT
Sans ces deux cabanes jaunes, le rond-point a l’air bien vide désormais  Photo Progrès /Guillaume BOUCHUT

Le rond-point des deux cabanes se retrouve complètement nu. Percutée par un chauffard, l’œuvre, signée Étienne Bossut en 1988, a été enlevée jeudi matin, en attendant une éventuelle remise en état.

Élu giratoire le plus vilain de France lors d’un sondage radiophonique effectué par RMC en 2016, le rond-point situé à l’intersection des rues Francis-de-Pressensé et Greuze, à Villeurbanne, s’est vu dépouillé des deux cabanes qui lui ont valu ce titre. L’œuvre, intitulée Autour d’un abri jaune , a été démonté après qu’une automobile l’a percuté et endommagé vraisemblablement dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 août. Les maisons jaunes situées au cœur du rond-point ont été enlevées à la demande de la mairie. L’opération a duré près d’une heure.

 La sculpture a été bien abîmée après l’accident. Une expertise évaluera les coûts de remise en état Photo Progrès /Yannick PONNET
La sculpture a été bien abîmée après l’accident. Une expertise évaluera les coûts de remise en état Photo Progrès /Yannick PONNET

« On s’y était habitué »

Pour Myriam Atlan, qui vit dans la rue Greuze, c’est une petite déception. « C’était un point de repère dans le quartier, surtout pour les enfants qui se rendent à l’école : c’était notre point de rendez-vous. Il faisait partie du décor. » Ainsi, alors qu’elle n’est jamais vraiment tombée sous le charme de l’œuvre en question, celle qui passe pratiquement tous les jours devant ce rond-point depuis maintenant huit ans s’y était habituée : « On était fier d’avoir ces maisons. Au début c’est vrai qu’on ne trouvait pas ça très joli, on avait l’impression que ce n’était pas fini mais on s’y était habitué. Je suis un peu triste qu’on les ait enlevées. »

Selon les informations communiquées par la mairie, une expertise est en cours en vue de mesurer l’ampleur et le coût des travaux de réparation. En attendant, la mairie précise que la structure est actuellement « sur un terrain à l’abri pour des raisons de sécurité ».

Guillaume BOUCHUT

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