Commerce Restaurateurs en souffrance, ils exigent la piétonnisation de la rue Longue

Les commerçants de la rue Longue (entre la rue Chavanne et la rue Paul-Chenavard) : Claudia de l’épicerie-restaurant Jacotte, Mansour Le Petit Persan, Thibaut du Comptoir du tailleur, Vivian et Sandy de Yummy Pancakes, Patrick Fetter Le Ti’Punch de la Réunion  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Les commerçants de la rue Longue (entre la rue Chavanne et la rue Paul-Chenavard) : Claudia de l’épicerie-restaurant Jacotte, Mansour Le Petit Persan, Thibaut du Comptoir du tailleur, Vivian et Sandy de Yummy Pancakes, Patrick Fetter Le Ti’Punch de la Réunion  Photo Progrès /Nadine MICHOLIN

Entre le confinement et la distanciation sociale, ces commerçants dont le chiffre d’affaires a baissé de 30 % réclament le droit de déployer leurs terrasses sur une portion étroite de la rue Longue, située entre le numéro 8 et le 26 rue Paul-Chenavard, avant la fin de l’été.

Tous solidaires, Le Ti’Punch de la Réunion, Le Petit Persan, Yummy Pancakes, épicerie-restaurant Jacotte ont alerté par courrier la mairie de Lyon le 25 mai, le 4 juin, le 18 juin et le 9 juillet (croquis de la rue à l’appui) afin qu’elle procède à la fermeture de la rue Longue aux véhicules, pour installer leurs terrasses.

La direction de l’Économie, du Commerce et de l’Artisanat (DECA) leur a signifié ce lundi 20 juillet que leur demande « même sur des créneaux bien définis, est soumise à des contraintes techniques ainsi qu’à la garantie de maintien des accès aux véhicules de secours et d’incendie ».

« Il faut faire vite, c’est une question de survie pour nous tous » explique Patrick Fetter, Le Ti’Punch de la Réunion installé depuis trois ans, 12 rue Longue. « On ne peut pas se permettre d’attendre la fin de l’été. Notre chiffre d’affaires a baissé de 30 %. Avec la chaleur, les gens veulent être dehors. Et à l’intérieur, nous devons limiter les couverts. De plus, il en va de la sécurité des piétons dans cette rue étroite dépourvue de trottoir et avec le passage de véhicules dont les camionnettes qui parfois stationnent illégalement. Je me suis fait renverser, l’un de mes clients aussi. Parfois, on ne voit même plus nos enseignes ! »

Sur cette rue étroite dépourvue de trottoir, le passage des camionnettes ou leur stationnement illégal, sont parfois dangereux pour les piétons. Photo Progrès/Nadine MICHOLIN
Sur cette rue étroite dépourvue de trottoir, le passage des camionnettes ou leur stationnement illégal, sont parfois dangereux pour les piétons. Photo Progrès/Nadine MICHOLIN

Survie et sécurité, sont les mots qui reviennent dans la bouche de Mansour à la tête du restaurant Le Petit Persan depuis 30 ans : « Le principe des terrasses était acquis. Les autorités des pompiers sont passées pour vérifier et ont donné leur accord. C’est très dur. On ne prend plus d’extras. »

Sandy et Vivian de Yummy Pancakes et Thibaut du Comptoir du tailleur vantent à leur tour le mérite d’une rue à l’ombre qui offre de la fraîcheur l’été .

« Peu après l’ouverture de l’épicerie Jacotte il y a un an, les panneaux de sens interdit à la circulation ont été enlevés. Ils n’ont pas été réinstallés » mentionne Claudia. Patrick Fetter argumente : « La mairie centrale s’est engagée à aider les commerçants. Elle peut aller vite comme avec le lancement de la piétonnisation du bas des Pentes. Deux barrières mobiles suffiraient à fermer la rue. En face de nous, la rue Pleney bénéfice de ce droit depuis des années. Plus haut, d’autres rues étroites type Pizay peuvent déployer leurs terrasses. Et l’occupant du garage devant mon établissement, il ne voit aucun inconvénient à décaler ses heures d’occupation ! »

Nadine MICHOLIN

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?