Théâtre L’Espace 44, toujours debout, depuis 1986

André Sanfratello reprend « Un roi sans divertissement ».  Photo DR
André Sanfratello reprend « Un roi sans divertissement ».  Photo DR
« Antigone et les autres ». Photo Rita Davy
« Antigone et les autres ». Photo Rita Davy
André Sanfratello reprend « Un roi sans divertissement ».  Photo DR « Antigone et les autres ». Photo Rita Davy

In extremis ! L’Espace 44 a maintenu son fragile équilibre afin d’offrir une saison marquée par la jeunesse et la féminité.

Le Covid-19 n’a pas eu la peau de l’Espace 44. Ouvert officiellement en 1986, le petit théâtre des pentes (une quarantaine de places) animé par le comédien et metteur en scène André Sanfratello, a surmonté en 34 ans bien des difficultés, et même des crises. Mais la crise sanitaire a été particulièrement dure à surmonter.

Les aides publiques, le chômage partiel, mais surtout la volonté tenace d’André Sanfratello ont cependant permis à l’Espace 44 de bâtir une nouvelle saison, sur le fil ! Elle commence même en avance par rapport à la plupart des théâtres de la ville. Dès le 11 septembre, avec Soeurfière, de Lauren Buttin et Perrine Guillemotte, l’Espace 44 s’ouvre à la danse contemporaine, grâce à ce spectacle qui étudie la figure de la sorcière dans notre société.

Autre femme, au cœur d’une programmation qui leur est très largement ouverte, Kolotiona Ramonja viendra nous raconter son histoire, avec son accordéon et son sac de boxe. Dans KO Solo, du 16 au 20 septembre, Elle livre avec franchise et intensité son expérience d’humaine : la quête d’identité, les peurs, les accidents de vie, la (non) maternité…

Toujours en septembre, Rita Davy et sa compagnie Éclair de Lune nous invitent à redécouvrir la pièce de Sophocle, Antigone. La pièce a été totalement réécrite pour que tous les protagonistes de ce drame familial trouvent une place prééminente. Raison pour laquelle cette création a pour titre Antigone et tous les autres.

Incontournable dans chaque saison de l’Espace 44, le spectacle du directeur des lieux, André Sanfratello, Un roi sans divertissement est bien entendu repris (du 3 au 8 novembre). C’est un petit bijou de poésie théâtrale et littéraire conçu à partir de la nouvelle de Jean Giono.

Enfin parmi tous les spectacles à l’affiche, citons La maladie de la mort (du 2 au 7 février), une adaptation du récit éponyme de Marguerite Duras. La bouleversante histoire d’un homme qui paye une inconnue pour que, pendant quelques jours, elle s’allonge nue dans un lit, dans une chambre face à la mer Noire, et se soumette à tous ses désirs.

Renseignements, réservations : Espace 44. 44, rue Burdeau. Lyon 1er. 04 78 39 79 71. www.espace44.com

Nicolas BLONDEAU

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