Culture Picasso à la plage, tout l’été au musée des Beaux-Arts

La Baignade (à droite), une œuvre détenue par le musée Guggenheim de Venise  Photo Progrès /Maxime JEGAT
La Baignade (à droite), une œuvre détenue par le musée Guggenheim de Venise  Photo Progrès /Maxime JEGAT

C’est l’événement culturel : l’exposition Picasso Baigneuses et Baigneurs a ouvert le 15 juillet au musée de la place des Terreaux. Voici quatre moments incontournables qui vous attendent. Sur réservation.

Devant les baigneuses de pierre

Elles sont le point de départ de cette exposition  Picasso Baigneuses et Baigneurs  : elle réunit trois toiles, -trois chefs-d’œuvre-, peintes en huit jours, entre le 10 et le 18 février 1937. La première, Femme assise sur la plage , a été léguée au musée lyonnais par la comédienne et collectionneuse Jacqueline Delubac. La deuxième, La Baignade appartient au musée Guggenheim de Venise tandis que la troisième, Grande baigneuse au livre est détenue par le musée Picasso de Paris. Leur volume suggère des sculptures de pierre recouvertes de sable.

 Picasso et Dora Maar sur la plage de Juans-les-Pins en 1937. Photo Progrès /DR
Picasso et Dora Maar sur la plage de Juans-les-Pins en 1937. Photo Progrès /DR

Devant les photos

On connaît tous ses portraits aux traits décalés, mais comment était-elle, en vrai, Dora Maar ? Réponse avec de nombreux clichés extraits des albums familiaux. Voici la photographe en maillot de bain sur la plage de Juan-les-pins. On croise les amoureuses du maître : Olga assise avec un grand chapeau, Françoise Gilot allongée, Jacqueline dansant dans l’atelier de la Californie.

 Les dessins réalisés dans le film « le Mystère Picasso » d’Henri- Georges Clouzot.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les dessins réalisés dans le film « le Mystère Picasso » d’Henri- Georges Clouzot.   Photo Progrès /Maxime JEGAT

Devant les dessins

C’est une des curiosités cette exposition. Dans le film « le Mystère Picasso » d’Henri-Georges Clouzot, le peintre dessine sur de fins papiers journaux placés sur un chevalet et le dispositif permet de voir le dessin se faire en transparence. On peut voir ces croquis (une demi-douzaine), restaurés par le Musée des Beaux-Arts « C’était notre contrepartie, souligne Sylvie Ramond , la directrice, envers le musée Picasso ». On peut aussi visionner ce documentaire d’une heure et demie.

 Les silhouettes en bronze. Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les silhouettes en bronze. Photo Progrès /Maxime JEGAT

Devant les sculptures

Lors du tournage de ce film, à l’été 1955, Picasso assemble six silhouettes en bois qui reprennent les différentes attitudes des baigneurs. Elles seront ensuite fondues en bronze, trois sont présentées à Lyon.

Mais l’artiste ne dédaigne pas les volumes, inspirés par les os. Il avait confié au photographe Brassai sa passion pour les ossements. Les corps de certaines de ses sculptures sont ainsi composés comme des assemblages, qui s’emboîtent les uns dans les autres.

Baigneuses et Baigneurs dévoile plusieurs facettes de l’œuvre du maître espagnol, qui ne cesse d’attirer le public et de l’émouvoir.

Jusqu’au 3 janvier. L‘exposition est ouverte de 13 h à 20 h du lundi au samedi et de 10 h à 18 h le dimanche. 20 place des Terreaux, Lyon 1er. Réservation en ligne obligatoire. Entrée : 13 euros. Gratuit pour les moins de 18 ans. Plus d’infos : www.mba-lyon.fr

Isabelle BRIONE

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?