Environnement Ces Lyonnais la jouent collectif face à l’urgence climatique

« Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’échelon local n’a plus de sens », considère Mehdi Coly, l’un des fondateurs de Time for the planet.  Photo DR /David VENIER
« Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’échelon local n’a plus de sens », considère Mehdi Coly, l’un des fondateurs de Time for the planet. Photo DR /David VENIER

Société lyonnaise à but non lucratif, Time for the planet veut se donner les moyens d’agir à l’échelle mondiale contre le dérèglement climatique. Elle ambitionne de financer des start-up innovantes en la matière, tout en misant sur l’open source.

Partie de Lyon, Time for the planet veut aller loin et frapper fort face à l’urgence climatique. Les fondateurs de cette entreprise réinventent à cette occasion l’entrepreneuriat. À visée non lucrative, cette société est née d’un mouvement collectif. Les fondateurs sont six entrepreneurs, âgés entre 25 et 35 ans, qui ont eu « à peu près la même prise de conscience en même temps », confie l’un d’eux, Mehdi Coly, au Progrès : « Nous avons tous le même parcours, sommes entrepreneurs dans des domaines différents ».

Partager les innovations

Pour eux, le combat contre le dérèglement climatique se joue à l’échelle mondiale  : « L’échelon local n’a plus de sens », poursuit Mehdi Coly. Alors, pour passer à l’action, ils initient Time for the planet en décembre 2019, un fonds d’investissement particulier par son fonctionnement.

La société ambitionne de lever à long terme 1 milliard d’euros pour financer 100 start-up développant des innovations ou projets innovants, qui luttent contre les gaz à effet de serre. L’idée est de fournir les fonds pour accélérer leur développement, et de passer les innovations en open source pour que d’autres entreprises puissent en bénéficier.

Des investisseurs engagés

Le lancement de Time for the planet s’est appuyé sur « une page – web -, une conférence, une vidéo », relate Coline Debayle, co-fondatrice, et en une semaine, « 150 actionnaires ont répondu à l’appel ». Des actionnaires qui sont aujourd’hui plus de 1800, pour près de 500 000 euros jusque-là réunis. Ils ne seront pas rémunérés, les bénéfices ne devant servir qu’à une cause, celle de la « sauvegarde de la planète ».

Les investisseurs, qui approuvent les projets sur la base une action/une voix, peuvent apporter la somme qu’ils souhaitent, à partir de 1 euro. Ils peuvent être citoyens ou investisseurs, à l’image de Jean-Michel Aulas, président de l’OL et fondateur de Cegid ou de Laurent Fiard, dirigeant de Visiativ. Tous s’inscrivent dans un engagement sociétal.

 Coline Debayle, co-fondatrice de Time for the planet. Photo Progrès /DR
Coline Debayle, co-fondatrice de Time for the planet. Photo Progrès /DR

Une visio-conférence pour accélérer depuis Décines

Sur les près de 500 000 euros récoltés, 300 000 euros ont été apportés par des Lyonnais. Le champ géographique devrait rapidement s’élargir. Time for the planet, qui organisait le 8 juillet au soir une visio-conférence en direct du Groupama Stadium à Décines, entend accélérer et franchir un autre palier en atteignant 3 à 5 millions d’euros de fonds récoltés.

Une somme qui aura vocation à créer et soutenir les trois premières entreprises, après des expertises scientifiques et économiques ou encore des phases de tests.

Valérie BRUNO

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?