En images Le tour du monde des masques de Pierre Alex, designer lyonnais

À gauche, Pierre et Vanessa présentant une petite partie de leur galerie de photos de masques des pays du monde entier.  Photo Progrès /Pierre Alex
À gauche, Pierre et Vanessa présentant une petite partie de leur galerie de photos de masques des pays du monde entier.  Photo Progrès /Pierre Alex

Pierre Alex, jeune designer lyonnais, a reçu une centaine de photos de masques fabriqués par des particuliers de 30 pays des 5 continents, en réponse à sa demande lancée sur Instagram. Il prépare une exposition en salle pour la rentrée mais sa galerie de photos est visible sur les réseaux sociaux.

"Par nature et professionnellement, je suis toujours en recherche d’idées. En observant l’élan général de la part de couturier(e)s amateurs pour la fabrication de masques contre le covid 19 , j’ai tout de suite été intéressé. Pour moi, les objets racontent quelque chose et ce masque, particulièrement. Il est en effet devenu un marqueur de l’époque actuelle", confie Pierre Alex, jeune designer lyonnais. Il décide donc, avec sa compagne Vanessa Piccoli, de lancer un appel sur Instagram pour tenter de constituer une collection de masques de tous les pays du monde.

30 pays, 5 continents

"Ce sont des femmes jeunes, plutôt que des hommes qui m’ont adressé des clichés de leur masque. J’en ai reçu de 30 pays, tels que : Angleterre, Biélorussie, Écosse, États-Unis, France, Indonésie, Japon, Pologne, Tanzanie, Trinité-et-Tobago, Malaisie, etc. Et si les masques français sont considérés plutôt conformes à la norme officielle par un de mes interlocuteurs étrangers, celui de Pierre Breteau, journaliste parisien est original puisqu’il s’est fabriqué une casquette dans le même tissu. Beaucoup de ceux des pays étrangers m’apparaissent porteurs de sens, par leur forme ou leurs couleurs."

Ainsi Pierre Alex précise : "L’observation de certains masques et la façon dont ils sont portés amusent, surprennent, mais presque tous signifient une volonté d’expression du masque. À l’exemple de Stéphanie, infirmière en Pennsylvanie dont le masque veut représenter la peste, celui de Pik, thaïlandaise vivant à Genève dont le masque laisse apparaître discrètement la marque d’un grand couturier. Ou encore celui, 'Ninja' qui se veut combattant, d’une jeune activiste russe. Et dans un autre style, Veronica depuis l’Argentine, adresse au monde un masque extravagant ensoleillé d’un grand sourire, etc."

Bientôt une expo ?

Pierre Alex invite le public à visiter d’ores et déjà sa collection de masques sur son compte Instagram, mais il envisage une exposition physique de ses photos dès qu’il aura trouvé un espace pour les présenter.

De notre correspondant local, Christian SALISSON

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