Art Keith Haring revit dans le Vieux Lyon

Keith Haring :  « Montreux Jazz Festival 1983 », une sérigraphie sur papier, 1983.    Photo Progrès /DR
Keith Haring : « Montreux Jazz Festival 1983 », une sérigraphie sur papier, 1983. Photo Progrès /DR

Grâce à un jeune collectionneur passionné, Romain Perrot, la galerie Sm’Art expose une trentaine d’affiches et sérigraphies de cet artiste new yorkais, disparu il y a tout juste trente ans. À voir jusqu’au 29 août.

Habituellement, les motifs graphiques et iconiques de Keith Haring investissent les musées. A Lyon, ils sont visibles dans la galerie Sm’Art Immobilier, depuis le 4 juillet ; une date qui n’a pas été choisie au hasard puisqu’il s’agit du jour de la fête nationale américaine.

Cette agence organise des expositions toutes les six semaines, et Romain Perrot, son collaborateur, a voulu marquer les trente dans de la disparition de cet artiste américain (le 16 février 1990).

 Les Dauphins, une gouache de Keith Haring. Photo Progrès /DR
Les Dauphins, une gouache de Keith Haring. Photo Progrès /DR

Pièces rares

Il présente une trentaine de pièces extraites de sa collection personnelle : affiches d’exposition et de festivals, des sérigraphies, et des collectors. A mentionner parmi les pièces les plus rares : « une affiche « Montreux Jazz Festival » signée, une maxi-montre Swatch de 2 mètres, et une gouache, les Dauphins. « Dédicacée lors d’un vernissage à Paris, un mois avant son décès » pointe ce jeune marchand d’art, passionné de culture pop. A voir aussi une série de dessins, parfois osés, en impression offset noir et blanc sur papier, 32 x 24 cm à 200 euros pièces. Car tout est négociable dans cet ensemble.

 Keith Haring, Paris, 15 janvier 1990, photographie sur papier, 30 x 40 cm signée au dos. Serge BENHAMOU
Keith Haring, Paris, 15 janvier 1990, photographie sur papier, 30 x 40 cm signée au dos. Serge BENHAMOU

Plaire aux jeunes

« L’art urbain n’est pas assez représenté en France », regrette ce trentenaire, organisateur d’expositions, qui propose cet événement « dans une idée de partage ». « Pourtant, le street art parle à beaucoup, aux jeunes et aux enfants ». Il peut être la porte d’entrée d’un centre d’intérêt, d’une passion, voire d’une collection. « Pour sensibiliser le public, il faut des têtes d’affiche, comme Warhol, Basquiat ou Keith Haring ».

Le jeune organisateur nourrit une tendresse particulière pour ce dernier, le généreux New Yorkais à la courte carrière (tout juste une décennie, de 1980 à 1990). Derrière ses dessins naïfs, drôles et joyeux, se profilait une œuvre puissante qui traitait des problématiques de son époque : racisme, sida, drogue… toujours d’actualité.

 Lors de l’expo au Mac, Musée d’Art Contemporain de Lyon, en 2008.   Photo Progrès /PHILIPPON JOEL
Lors de l’expo au Mac, Musée d’Art Contemporain de Lyon, en 2008.   Photo Progrès /PHILIPPON JOEL

Le Bozar, Palais des Beaux-Arts, de Bruxelles, propose une rétrospective de son travail jusqu’au 21 juillet. Et le Musée d‘Art Contemporain de Lyon l’avait accueilli au 1er semestre 2008, l’année où il aurait dû avoir 50 ans.

Sm‘Art Immobilier, 5 quai Fulchiron, Lyon 5e. Jusqu’au 29 août, ouvert du lundi après midi au samedi.

Isabelle BRIONE

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