Patrimoine Il a fallu plusieurs heures pour démonter l’horloge Charvet

Philippe Grand (à gauche) et Théo Levaltier entourent l’horloger de Saint-Paul, Philippe Carry.  Photo Progrès /Michel NIELLY
Philippe Grand (à gauche) et Théo Levaltier entourent l’horloger de Saint-Paul, Philippe Carry.  Photo Progrès /Michel NIELLY

La célèbre horloge de Guignol installée depuis la fin de XIXe  siècle, rue de la Poulaillerie a été démontée pour être restaurée.

Acquise en 2012 par la ville de Lyon, l’horloge Charvet, née en 1852, devenue l’horloge aux Guignols douze ans plus tard au 8, rue de la Poulaillerie, a été démontée mercredi 17 juin, selon une méthode tenant compte de sa construction.

« Elle est l’alliance du modernisme et de la tradition. Le haut, à savoir l’horloge électrifiée, commande le mécanisme du bas qui une fois en route permet l’animation des quatre automates et des cinq cloches » rappelle Philippe Carry, horloger de Saint-Paul en charge de la restauration. Secondé par Philippe Grant, patron de

“Mon horloger”, rue Chenavard et de Théo Levaltier de l’école de Morteau, en stage auprès de Philippe Carry, ce dernier a donc commencé le démontage par le cadran du haut, fait de bois de métal.

Un cadran de 100 kilos

Couper les liaisons électriques, ôter les aiguilles, dégager le cadran en le désolidarisant du mur de fixation et récupérer un premier personnage, le trompettiste militaire qui devait annoncer les coups de cloche, cela a duré trois heures avant que l’entreprise lyonnaise, Essence Ciel entreprenne l’enlèvement de la centaine de kilos dudit cadran.

Le démontage des parties mécaniques et des automates étaient l’étape suivante, pour une restauration qui devrait durer de 5 à 6 mois, avant l’installation en façade, sur l’Hôtel de Gadagne.

« Une installation aussi légitimée dans le 5e arrondissement pour avoir des horlogers à proximité chargés d’entretenir cette œuvre classée Monument historique » confirme Jean-Dominique Durand, adjoint à la mairie chargé du patrimoine.

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